À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.
Pesticides : les risques pour la santé des enfants
France 24 explore l’impact des pesticides sur la santé humaine, en se concentrant sur les enfants. Le média présente des témoignages de familles touchées, des initiatives locales pour réduire l’exposition aux pesticides et des recherches en cours pour comprendre l’impact de ces produits chimiques. En 2020, l’État français a créé un fonds d’indemnisation pour les victimes des pesticides, reconnaissant ainsi leur dangerosité, y compris pour les enfants in utero. Deux hôpitaux, à Amiens et Nantes, aident les patients à établir le lien entre leurs pathologies et l’exposition aux pesticides. Dans son dernier rapport, l’Inserm indique : « Les études épidémiologiques sur les cancers de l’enfant permettent de conclure à une présomption forte de lien entre l’exposition aux pesticides de la mère pendant la grossesse […] et le risque de certains cancers. » Une étude menée à Amiens, utilisant le méconium des nouveau-nés pour détecter l’exposition aux pesticides, révèle que 85% des échantillons contiennent au moins un des 20 pesticides recherchés. Dans la région de La Rochelle, des clusters de cancers pédiatriques ont été découverts, ce qui a poussé le maire de Loumaux à transformer 20 hectares de culture intensive en prairies et cultures maraîchères pour protéger les habitants des épandages de pesticides.
France 24, 21/08/2026
Ebola : une épidémie progresse rapidement en République démocratique du Congo
Libération dresse un bilan détaillé de la 17e épidémie d’Ebola, qualifiée de « plus meurtrière et la plus rapide de l’histoire de la République démocratique du Congo ». Elle se propage depuis la mi-mai 2026 et, au 20 août, le Centre pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) de l’Union africaine recensait 5 105 cas et 2 420 morts. L’Ebola est une fièvre hémorragique qui se transmet de l’animal à l’homme (zoonose). Il existe six variants du virus Ebola identifiés à ce jour, « dont trois sont hautement pathogènes pour l’être humain », indique l’Inserm : les souches « Zaïre », « Soudan » et « Bundibugyo ». C’est cette dernière qui sévit actuellement dans l’est du Congo. L’épidémie « progresse de façon exponentielle », s’est alarmé le 21 août Julien Harneis, le coordinateur des Nations unies, lors d’une conférence de presse. Dès le 17 mai, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a relevé son niveau d’alerte internationale le plus élevé. Il n’existe pas encore de vaccin homologué pour cette souche, mais l’OMS a annoncé le 20 août la mise à disposition de 70 000 vaccins Ervebo. Une partie doit servir à un essai clinique visant à évaluer l’impact du vaccin sur la souche Bundibugyo.
Libération, 24/08/2026
En bref
Dans une interview accordée à RTL, Palma Rocchi, biologiste et directrice de recherche à l’Inserm, explique que les vaccins à ARN messager, dont l’utilisation s’est notamment développée avec les vaccins contre le Covid, montrent de très bons résultats pour lutter contre le cancer de la peau. Ces vaccins thérapeutiques, personnalisés après séquençage tumoral, pourraient aussi être utilisés contre d’autres cancers, avec des essais notamment en phase 3 pour le cancer du poumon et en phase 2 pour ceux du sein et de la vessie. Elle estime qu’ils seront accessibles à tous s’ils sont remboursés par la Sécurité sociale, une avancée prometteuse en oncologie.
RTL, 22/08/2026
Le Monde analyse la baisse apparente du nombre de moustiques-tigres en France durant l’été, notamment en raison des épisodes de canicule et de l’absence de pluie. Si ces conditions météorologiques ont contribué à réduire temporairement leur prolifération, un regain est attendu avec le retour des pluies automnales. Frédéric Simard, directeur de recherche à l’IRD à Montpellier, explique que « le développement du moustique-tigre est optimal entre 20°C et 35°C ». Yannick Simonin, professeur de virologie à l’Université de Montpellier et à l’Inserm, estime pour sa part que 2026 pourrait être l’une des années les plus marquées en nombre de cas d’arboviroses.
Le Monde, 22/08/2026
Doctissimo s’intéresse à l’énigme de la résistance au cancer chez certaines personnes. Le projet Atlas, dirigé par l’Inserm, se concentre sur la cartographie des anticorps afin de mieux comprendre les mécanismes de protection de certains individus. L’équipe, sous la direction du Dr Paul Bastard, cherche notamment à identifier des signatures d’anticorps susceptibles d’expliquer pourquoi certaines personnes échappent au cancer. Financé à hauteur de 25 millions de dollars, le projet pourrait contribuer à faire évoluer le dépistage et le traitement du cancer, même si ces hypothèses doivent encore être validées.
Doctissimo.fr, 22/08/2026