Fausses informations : sucre et grossesse – encadrement des neurotechnologies numériques – cryo-microscopie électronique – une application de nutrition validée scientifiquement – ketchup sans additifs

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À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.

Grossesse : les recommandations d’une influenceuse contestées par les experts

AFP rapporte que les conseils alimentaires de l’influenceuse Jessie Inchauspé, autoproclamée « déesse du glucose », suscitent des critiques parmi les experts. Son livre « 9 mois qui comptent pour la vie » propose des recommandations pour les femmes enceintes, basées sur sa théorie que l’alimentation influence le développement du bébé. Marion Lecorguillé, chercheuse en épidémiologie sur l’alimentation, la santé périnatale et celle de l’enfant à l’Inserm, souligne que le discours de l’influenceuse manque de « nuances ». Elle précise que « l’impact de l’alimentation pendant la grossesse reste à approfondir scientifiquement » pour certaines maladies. D’autres experts, comme le Pr Olivier Morel, secrétaire général du Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF), et le Pr Delphine Mitanchez, présidente de la Société française de médecine périnatale (SFMP), remettent en question l’absence de preuves solides pour ces préconisations. L’importance d’une alimentation équilibrée et de qualité pour les femmes enceintes est soulignée par les experts.

AFP, 08/04/2026 ; Notre Temps avec AFP, 08/04/2026

En bref

La Croix rapporte que, dans un avis publié le 7 avril 2026, le CCNE et le CCNEN appellent à un encadrement strict des neurotechnologies numériques. Ils recommandent de reconnaître les données neuronales comme données sensibles au sens du RGPD, d’interdire les implants non médicaux et tout usage commercial, et d’exiger un consentement explicite. Si ces technologies offrent des perspectives médicales réelles pour certaines personnes, elles nécessitent une vigilance absolue, souligne Jean-Antoine Girault, directeur de recherche à l’Inserm, membre du CCNE et co-rapporteur de l’avis. Les comités demandent que le sujet soit inscrit aux États généraux de la bioéthique de janvier 2027, en vue de la révision de la loi.

www​.la​-croix​.com, 07/04/2026

Ouest France révèle que la cryo-microscopie électronique, désormais présente à l’Université de Rennes, permet une observation précise de l’infiniment petit grâce au froid et aux électrons. Biosit, unité d’appui et de recherche en biologie et en santé de l’Université de Rennes, du CNRS et de l’Inserm, investi dans le Jeol Cryo ARM 200, un appareil de pointe pour analyser les structures moléculaires avec une résolution de 0,2 milliardième de mètre. Matthieu Benoit, chargé de recherche à l’Inserm souligne que cette technologie révolutionne la résolution, facilitant la compréhension des maladies et l’optimisation des médicaments. L’équipement, unique en France, a coûté 4 millions d’euros et vise à fonctionner en continu.

www​.ouest​-france​.fr, 07/04/2026

Le Point présente Monquotilien, la première application de nutrition validée scientifiquement en France. Développée par une équipe dirigée par le Pr Boris Hansel, en collaboration avec l’AP-HP, l’Inserm et l’Université Paris Cité, cette application, anciennement connue sous le nom d’Obecoach, a prouvé son efficacité clinique. Contrairement aux nombreux programmes de perte de poids non validés, Monquotilien se concentre sur un accompagnement à long terme en matière d’alimentation et d’activité physique. Elle propose des lives interactifs avec des experts et, prochainement, une messagerie IA supervisée pour un soutien personnalisé.

www​.lepoint​.fr, 07/04/2026

Le Parisien présente la fabrication d’un ketchup sans additifs dans l’usine Coq Noir (Vaucluse). L’entreprise Quintesens remplace les additifs par des légumes, en utilisant des techniques de cuisson et de pasteurisation. Trois cent cinquante additifs sont aujourd’hui autorisés sur les chaînes de production, dont 310 issus de la chimie de synthèse. L’Inserm rappelait récemment qu’un apport régulier de ces ingrédients, dont on ne connaît pas toujours le nom, est associé à une hausse des risques de cancer ou de diabète.

www​.leparisien​.fr, 07/04/2026