À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.
Les évolutions du recours à la contraception
Le Parisien s’intéresse à l’évolution des pratiques contraceptives en France, où le stérilet est désormais la première méthode utilisée devant la pilule, selon une étude de Santé publique France. Ce changement, annoncé en 2024, reflète une évolution des attentes des femmes, marquée par une désaffection pour la pilule et une diversification des pratiques contraceptives. La « crise de la pilule » en 2012, liée à la médiatisation des risques thromboemboliques des pilules de troisième et quatrième générations, a accéléré ce phénomène. Les chercheuses Caroline Moreau, Aline Bohet et Nathalie Bajos soulignent que cette transition traduit un désir de réduire la médicalisation de la contraception, motivé par la peur des effets secondaires et le refus des hormones. Aujourd’hui, 64,4% des femmes utilisent encore des méthodes nécessitant l’intervention d’un professionnel de santé, tandis que d’autres optent pour des préservatifs ou des méthodes naturelles. Les femmes plus diplômées se tournent davantage vers ces dernières, tandis que celles en situation de précarité sont davantage concernées par l’absence de contraception en raison de difficultés d’accès aux soins.
Le Parisien, 17/07/2026
En bref
Le Figaro rapporte que des chercheurs du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) ont identifié une nouvelle signature de mutations liées aux nitrosamines, des substances cancérigènes du tabac, dans l’ADN de nombreux cancers. Avec la signature déjà connue des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), ces travaux révèlent l’impact du tabagisme dans des tumeurs touchant aussi des organes non directement exposés à la fumée, comme le rein, le pancréas, le sein ou la prostate. « Nous avons une vraie preuve mécanistique de la responsabilité du tabac dans l’apparition de ces cancers », indique Paul Hofman, médecin chercheur et directeur de l’IHU RespirEra à Nice.
Le Figaro, 17/07/2026
Slate présente une avancée scientifique prometteuse visant à prolonger la fertilité féminine. Des chercheurs chinois ont développé un traitement expérimental qui permettrait d’assouplir les ovaires en bloquant la production d’interleukine-11, une protéine responsable de leur rigidité. Testé sur des souris, ce traitement a doublé leur taux de conception et augmenté la taille des portées. Cette découverte pourrait non seulement prolonger la fertilité, mais également retarder certains effets de la ménopause. Bien que prometteur, ce traitement nécessite encore des tests avant de pouvoir être envisagé chez l’humain.
slate.fr, 16/07/2026