Épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo – lien entre trisomie 21 et maladie d’Alzheimer – dermatite de contact – progression mondiale de la myopie – développement à long terme des prématurés – double fonction de certaines séquences d’ADN codantes

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À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.

Ebola en RDC : dangerosité de la souche Bundibugyo

Dans une interview accordée à France Info, Éric d’Ortenzio, épidémiologiste à l’ANRS Maladies infectieuses émergentes, agence de l’Inserm, a exprimé ses préoccupations concernant l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo. Il a souligné que « le risque de propagation régionale est réel » en raison des déplacements de population et de l’insécurité. La souche Bundibugyo du virus Ebola, pour laquelle il n’existe ni vaccin ni traitement, complique la gestion de l’épidémie. Cependant, il a noté que le risque pour Mayotte et la France métropolitaine reste « très faible ». Par ailleurs, dans une interview accordée à BFM TV, Yannick Simonin, professeur de virologie à l’Université de Montpellier et à l’Inserm, a décrit la situation comme une « course contre la montre » pour tracer et isoler les cas. Il a souligné que la souche en cause est particulièrement létale et que l’isolement des zones touchées complique la réponse. Malgré les difficultés, il a noté que le risque de propagation en dehors de l’Afrique reste limité. Enfin, dans une interview accordée à Ouest France, Yannick Simonin a mis en évidence l’impact de l’homme sur l’environnement, contribuant à la prolifération des virus zoonotiques comme Ebola. Il a averti que le virus peut se propager « très vite » et a insisté sur l’importance de réagir rapidement pour contenir l’épidémie. Il a également souligné la nécessité d’une meilleure anticipation des pandémies futures.

Franceinfo, 18/05/2026 ; BFM TV, 18/05/2026 ; Ouest​-france​.fr, 17/05/2026

Lien entre trisomie 21 et maladie d’Alzheimer

Le Point examine le lien entre la trisomie 21 et la maladie d’Alzheimer, en mettant l’accent sur les risques accrus pour les porteurs du gène T21. Le Dr Marie-Claude Potier, co-responsable de l’équipe sur la maladie d’Alzheimer à l’Institut du cerveau de Paris, souligne que « les personnes avec une trisomie 21 possèdent un chromosome 21 supplémentaire », ce qui entraîne une surexpression des gènes, notamment le gène APP, lié à Alzheimer. Les études montrent que 77% des porteurs de trisomie 21 entre 60 et 69 ans présentent un déclin cognitif. Marie-Claude Potier note que « la trisomie 21 serait la forme génétique de la maladie d’Alzheimer la plus fréquente dans le monde ». Elle déplore également que ces patients soient souvent exclus des essais cliniques sur les traitements anti-amyloïdes, malgré leur pertinence pour des traitements potentiels. Les recherches actuelles visent à améliorer le diagnostic et la prise en charge, en tenant compte des comorbidités telles que l’obésité et le diabète. D’après l’Inserm, entre 1 et 1,4 million de Français seront touchés par des maladies neurodégénératives d’ici 2026, un chiffre qui devrait doubler d’ici 2050.

lepoint​.fr, 14/05/2026

En bref

France Culture aborde la dermatite de contact, une réaction cutanée inflammatoire et prurigineuse due à des expositions répétées à certains allergènes. Tiphaine Voisin, chercheuse en post-doctorat à l’Inserm dans l’Institut Infinity de Toulouse, explique que les nocicepteurs, qui sont des neurones sensoriels, détectent les dangers. Une étude révèle deux types de neurones sensoriels : l’un joue un rôle anti-inflammatoire et l’autre déclenche les démangeaisons. Cette distinction est cruciale pour développer des traitements ciblés, car inhiber tous les nocicepteurs pourrait certes apaiser les démangeaisons, mais exacerber l’inflammation.

France Culture, 13/05/2026

Consulter le communiqué de presse du 4 mai.

Arte met en lumière la progression mondiale de la myopie, notamment chez les jeunes, liée au temps passé en intérieur et à la vision de près. Olivier Marre, directeur de recherche à l’Inserm, indique que cela est « fortement lié à nos changements de mode de vie ». Les experts préconisent que les enfants passent au moins 2h30 par jour à l’extérieur afin de bénéficier de la lumière naturelle. Les écrans sont suspectés d’aggraver le problème, bien qu’il ne s’agisse pas d’un effet direct, précise Olivier Marre. Les verres freinateurs, validés par la Haute Autorité de Santé (HAS), constituent une solution pour ralentir la progression de la myopie.

Arte, 16/05/2026

France Inter aborde le sujet des bébés prématurés dans son émission « Grand bien vous Fasse », en se concentrant sur leur développement à long terme. L’Inserm a mené une étude nationale, Epipage 2, qui révèle que la majorité des prématurés se portent bien, bien que certains puissent rencontrer des difficultés neurologiques ou sensorielles. Ces enfants sont suivis de près jusqu’à l’entrée en école primaire pour détecter et gérer d’éventuels problèmes. L’émission souligne également l’importance de la nutrition adaptée pour les prématurés, avec des progrès significatifs réalisés dans ce domaine.

France Inter, 13/05/2026

Doctissimo annonce que les chercheurs marseillais Benoît Ballester et Salvatore Spicuglia, de l’Inserm, ont découvert que certaines séquences d’ADN codantes possèdent une double fonction : elles produisent des protéines tout en régulant l’activité d’autres gènes. Cette découverte remet en question la distinction traditionnelle entre ADN codant et non codant et pourrait transformer notre compréhension des mutations génétiques, notamment celles considérées comme silencieuses. En conséquence, cela pourrait améliorer le diagnostic des maladies génétiques en identifiant des mutations pathogènes auparavant passées inaperçues.

www​.doctissimo​.fr, 16/05/2026