À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.
Effets sur la santé des aliments ultratransformés
France 2 et Le Figaro Magazine mettent en lumière les dangers des aliments ultratransformés, qui représentent une part importante de l’alimentation en France. Ces produits, souvent enrichis en additifs tels que les carraghénanes (E 407) et les mono- et diglycérides d’acides gras (E 471), sont associés à des risques accrus de diabète, de cancers et de maladies cardiovasculaires. L’Inserm, à travers plusieurs travaux et notamment l’étude Nutrinet-Santé, met en évidence ces effets potentiels. Mathilde Touvier, directrice de recherche à l’Inserm, souligne dans ses études que la consommation de carraghénanes pourrait augmenter de 33% le risque de cancer du sein chez les femmes. Mélissa Mialon, chercheuse en santé publique à l’Inserm, rappelle que « les aliments ultratransformés représentent 35% de l’alimentation des Français », ce qui rend leur évitement difficile. L’émission « Cash Investigation » met également en avant les pressions exercées par certains lobbys de l’agroalimentaire pour limiter l’usage du terme « ultratransformé ». Face à ces enjeux, des pistes comme un étiquetage plus transparent ou la reformulation des produits sont évoquées, mais les défis restent importants en raison de l’influence des industriels sur le marché.
France 2, 25/06/2026, France 2, 25/06/2026, France 2, 25/06/2026, tvmag.lefigaro.fr, 25/06/2026
Les canicules affectent les capacités cognitives des élèves
Dans une interview accordée à Télérama, Basile Chaix, directeur de recherche à l’Inserm, souligne les effets néfastes des canicules sur les capacités cognitives des élèves. Il explique que les températures élevées perturbent l’apprentissage, notamment en augmentant le temps nécessaire pour réaliser des tâches et en diminuant la qualité du sommeil, essentiel pour la cognition. Basile Chaix note que « le sommeil est la première chose sur laquelle la canicule influe, avec des difficultés d’endormissement, » ce qui laisse les élèves moins reposés et moins performants. Il cite des études, notamment une étude indienne et une autre américaine, qui montrent une dégradation des résultats scolaires liée à la chaleur. Basile Chaix souligne que les effets à long terme des vagues de chaleur sur les performances cognitives restent peu connus. Il évoque également les inégalités exacerbées par ces conditions, notant que certains enfants apprennent dans des environnements climatisés tandis que d’autres non, créant ainsi une pénalité pour ceux qui sont dans des milieux défavorisés. Il conclut que « le réchauffement climatique est donc un facteur de plus qui va contribuer à la reproduction d’inégalités sociales ».
telerama.fr, 25/06/2026
En bref
La Provence s’intéresse à une étude menée par une équipe de l’Inserm, de l’Université Paris Cité et du GHU Paris Sainte-Anne, relayée dans un communiqué publié le 24 juin 2026, qui révèle que même une consommation épisodique d’alcool chez les jeunes adultes, définie comme le binge drinking, accroît significativement le risque de troubles de l’usage de l’alcool. Cette probabilité est jusqu’à huit fois supérieure à celle des non-binge drinkers. Philip Gorwood, chercheur à l’Inserm, souligne que « les résultats semblent indiquer que les binge drinkers à faible fréquence boivent plus dans l’idée d’améliorer leurs performances et faciliter le lien social », ce qui peut mener à l’addiction.
www.laprovence.com, 25/06/2026
Lire le communiqué de presse du 24 juin.
Le quotidien 20 Minutes met en lumière les travaux d’Anna Beyeler, directrice de recherche à l’Inserm, sur le potentiel thérapeutique des psychédéliques pour traiter l’anxiété pathologique, qui touche un quart de la population et dont les traitements actuels restent inefficaces chez 30% des patients. Son équipe, au Neurocentre Magendie de Bordeaux, étudie le 5‑MeO‑DMT, une molécule qui pourrait être utilisée en clinique d’ici cinq à dix ans et qui se distingue par une action rapide et des effets durables. Des tests sur des souris montrent un effet anxiolytique persistant après une ou deux prises. Les recherches portent notamment sur le cortex insulaire et les noyaux du raphé dorsal afin de mieux comprendre son mécanisme d’action.
20minutes.fr, 26/06/2026
Epsiloon révèle l’ampleur de la contamination alimentaire par le cadmium, confirmée par l’Anses. Ce métal lourd, persistant dans l’organisme, est lié à de nombreux problèmes de santé. Rémy Slama, épidémiologiste environnemental à l’Inserm, souligne l’importance de l’exposome pour comprendre l’impact des expositions multiples sur la santé. Valérie Siroux, également de l’Inserm, insiste sur la modifiabilité de notre exposome. Une étude menée par Claire Philippat, chercheuse à l’Inserm, démontre l’efficacité de la réduction de l’exposition à certains polluants. L’Anses recommande de revoir les normes agricoles et alimentaires pour atténuer cette crise sanitaire.
Epsiloon, 07/2026
Ouest France informe que la « détox de dopamine », une tendance populaire sur les réseaux sociaux, est une idée sans fondement scientifique. Selon un article de The Conversation rédigé par Jérémie Naudé, chargé de recherche au CNRS et à l’Inserm, la dopamine n’encode pas directement le plaisir mais joue un rôle dans l’apprentissage et la motivation. Jérémie Naudé explique que les solutions proposées pour « réinitialiser » le système de récompense par des pratiques comme la privation de plaisirs sont inefficaces, et que les comportements liés aux écrans ne sont pas comparables aux effets des drogues sur le cerveau.
sante.ouest-france.fr, 25/06/2026