À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.
Conséquences du changement climatique sur l’avenir du sport
Les Échos informent que le changement climatique pourrait transformer radicalement le monde du sport d’ici 2050. Paquito Bernard, chercheur à l’Inserm, explique que « les activités sportives les plus à risque de disparition sont celles directement dépendantes d’un environnement. » Selon lui, les disciplines comme le patinage sur glace extérieur au Canada pourraient disparaître, en raison du manque de glace ou des coûts d’entretien élevés. En France, les stations de sports d’hiver pourraient faire face à un enneigement défavorable. Samuel Morin, chercheur à Météo-France, précise que le changement climatique « perturbe et va perturber davantage les conditions d’exploitation des stations ». Les conditions météorologiques extrêmes, telles que les fortes chaleurs et les sécheresses, affecteront également d’autres sports. Paquito Bernard souligne que « le futur du sport va dépendre du prix que l’on est prêt à mettre en termes d’adaptation. »
Les Échos, 20/08/2026
Recherches sur la nutrition
Le Parisien brosse le portrait de Mathilde Touvier, épidémiologiste à l’Inserm dont les travaux sur la nutrition ont un impact direct sur les habitudes des consommateurs, notamment via le Nutri-Score. Son travail se déroule au sein de l’Eren, une équipe de recherche rattachée à l’Inserm, à l’Inrae, au Cnam et à l’université Paris-XIII, où elle étudie les liens entre nutrition et maladies. Devenir chercheuse à l’Inserm était son rêve. Son CV révèle qu’en 2007, son directeur de thèse Serge Hercberg l’a recrutée pour l’aider à mettre en place la cohorte NutriNet-Santé, ce qui lui a permis d’avoir « un premier pied à l’Inserm ». Depuis 2019, elle dirige cette cohorte de 180 000 volontaires. L’observation de ces participants a permis à son équipe, en 2018, d’être la première à montrer les risques des aliments ultra transformés. En 2017, son équipe avait participé à la création du Nutri-Score. Mathilde Touvier explique : « L’idée était de trouver comment traduire le fait de ne pas manger trop gras, salé, sucré, de façon simple. C’est Serge qui a fait cette proposition et on a tous travaillé avec lui. » Ces travaux lui ont valu le prix de l’Inserm en 2019. « Oui, c’est super chouette, c’est gratifiant d’être reconnue par ses pairs », commente-t-elle, regrettant le manque de reconnaissance financière : « Nous perdons beaucoup de jeunes chercheurs à cause de ça. »
Le Parisien, 20/08/2026
En bref
Dans une interview accordée à Franceinfo, Basile Chaix, directeur de recherche à l’Inserm, explique que « la répétition des vagues de chaleur » cet été « va épuiser les organismes », soulignant l’impact sur le système cardiovasculaire et le sommeil. Il évoque également une « notion de vulnérabilité » face à la chaleur, les personnes âgées étant particulièrement à risque, en raison de la diminution de leur capacité de thermorégulation. Enfin, il suggère que pour réduire la surmortalité, il serait pertinent de « réaliser un diagnostic du logement » des personnes vulnérables et de les équiper de dispositifs de climatisation mobile.
Franceinfo, 19/08/2026
Selon Que Choisir, certains matériaux utilisés en dentisterie et orthodontie contiennent du bisphénol A (BPA), un perturbateur endocrinien dont les effets néfastes sont bien documentés. Sylvie Babajko, directrice de recherche en santé orale à l’Inserm et à l’université Paris-Cité, précise que « le BPA n’est pas volontairement introduit par les fournisseurs », mais il peut être libéré dans la cavité orale sous l’action de la salive. Elle exprime des inquiétudes sur les effets à long terme, soulignant que « les perturbateurs endocriniens peuvent agir à très faible dose », et questionne la présence résiduelle potentielle de BPA après traitement.
Que Choisir, 19/08/2026
Le magazine Ça m’intéresse explore l’impact de l’intelligence artificielle (IA) sur la recherche pharmaceutique. Hugues Berry, responsable du pôle IA et numérique de l’Inserm, souligne que l’IA accélère la compréhension des phénomènes biologiques, en permettant d’élucider en deux jours des questions restées ouvertes depuis près de dix ans. L’IA permet de « croiser données génomiques, imagerie, résultats biologiques et littérature scientifique », facilitant ainsi la découverte de corrélations qu’aucune équipe n’aurait pu établir seule.
Ça m’intéresse, 09/2026