À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.
Canicules de l’été 2026 : plus de 8 000 décès enregistrés en France
Le Monde et France Info abordent le bilan dramatique des canicules de l’été 2026 en France, qui ont causé plus de 8 000 décès, un record depuis 2003. Le 16 septembre, Santé publique France (SPF) a publié ses chiffres, soulignant un été exceptionnellement chaud et meurtrier, avec un total de 8 124 décès. Les décès sont dus à divers facteurs liés à la chaleur, affectant principalement les personnes âgées, mais aussi des groupes plus jeunes. L’été 2026, avec ses vagues de chaleur presque ininterrompues, a révélé les impacts du réchauffement climatique et la nécessité de reconsidérer la vulnérabilité face à la chaleur. Basile Chaix, épidémiologiste et directeur de recherche à l’Inserm, souligne le paradoxe des décès survenus à domicile, censé être un lieu de refuge. « Il y a un paradoxe à ce que la majorité des morts de la chaleur arrivent dans ce qui est censé être notre havre », souligne-t-il. Basile Chaix propose des solutions, telles que l’installation de systèmes de climatisation temporaires pour les plus vulnérables, affirmant que des moyens soient mis au niveau des communes. « Il faut aller de l’avant face au constat de l’importance du logement, largement laissé de côté dans les plans d’adaptation », conclut, l’épidémiologiste.
www.lemonde.fr, 15/09/2026 ; Franceinfo, 15/09/2026
Lire le C’est dans l’air : « Vagues de chaleur : les équipes Inserm mobilisées pour mieux documenter les effets sur la santé des hausses de températures »
Organoïdes cérébraux : des avancées pour la recherche biomédicale
Le Monde et Science & Vie rapportent des avancées significatives dans l’utilisation des organoïdes cérébraux pour étudier les maladies neurodéveloppementales et le cancer du cerveau. Sergiu Pasca, physicien et chercheur à l’université Stanford, a implanté des organoïdes humains dans le cerveau de souris pour créer des modèles plus réalistes de maladies humaines, soulignant que « le cerveau humain est l’organe le moins accessible qui soit ». Vincent El Ghouzzi, directeur de recherche au CNRS et chercheur à Neurodiderot (unité mixte de recherche Inserm et université Paris Cité), souligne l’importance de ces modèles pour comprendre le cerveau humain, malgré les questions éthiques soulevées. Michele Bertacchi, chercheur à l’Inserm, Université Côte d’Azur, explique que ces organoïdes permettent de modéliser in vitro des étapes du développement cérébral, facilitant l’étude des troubles neurodéveloppementaux. Les deux médias mettent en lumière l’importance de ces innovations pour la recherche biomédicale tout en insistant sur la nécessité d’une surveillance éthique.
www.lemonde.fr – 16/09/2026 ; www.science-et-vie.com – 16/09/2026
Lire l’article : « Modèles réduits – C’est quoi un organoïde ? »
Prématurité : suivi à 10 ans
Dans une interview accordée à RFI, Véronique Pierrat, médecin néonatologiste et chercheuse à l’Inserm, évoque le développement des enfants nés prématurément à l’âge de 10 ans. Elle souligne que la plupart de ces enfants se portent bien, même si certains présentent notamment des difficultés d’attention, d’hyperactivité et de gestion des émotions. Déborah Ducasse, médecin psychiatre et psychothérapeute, et Olga Porquet-Mabanza, psychiatre et directrice de l’hôpital psychiatrique de Bain-Gerville, discutent également des troubles de la personnalité borderline.
RFI, 16/09/2026 ; RFI, 16/09/2026
Lire le communiqué de presse : « Suivi à 10 ans des enfants nés prématurément : des enfants en bonne santé mais qui requièrent une attention particulière »
En bref
60 Millions de Consommateurs explore l’explosion de l’automédication en France. Ce phénomène est accentué par des facteurs, tels que les déserts médicaux, la surinformation et la baisse des remboursements. Dans une expertise collective publiée en avril 2026, l’Inserm met en lumière la consommation excessive d’antidouleurs chez les sportifs d’endurance, soulignant les risques d’effets indésirables graves. Cette pratique, bien que tentante pour de nombreux Français, comporte des dangers, comme les interactions médicamenteuses et les surdosages, nécessitant un encadrement et une éducation renforcés.
60 Millions De Consommateurs (Hors-Série), 17/09/2026
Sud Ouest et Ici Poitou se penchent sur les liens entre l’exposition aux pesticides et les maladies professionnelles. Le Bulletin épidémiologique hebdomadaire de Santé publique France du 15 septembre 2023 révèle que 450 000 travailleurs en France, principalement agricoles, sont exposés aux produits phytopharmaceutiques (PPP). L’Inserm a mené deux expertises collectives, en 2013 et 2021, confirmant des liens entre cette exposition et certaines maladies, notamment le cancer.