Bilan sanitaire de la canicule de juin – médicaments : effets indésirables des excipients – fortes chaleurs et transpiration – émergence du mouvement « infantiste » – augmentation du nombre de centenaires en France

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À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.

Bilan sanitaire de la canicule de juin

BFM TV aborde les conséquences des vagues de chaleur sur la santé, soulignant que leurs effets vont au-delà de la déshydratation et des coups de chaleur. Les chercheurs explorent cette « boîte noire » pour comprendre les implications sur la mortalité, les naissances prématurées, les poussées de sclérose en plaques et les risques de suicide. Basile Chaix, épidémiologiste et directeur de recherche à l’Inserm, affirme que les vagues de chaleur sont un « amplificateur des inégalités sociales ». Ces épisodes climatiques affectent particulièrement les personnes vulnérables et peuvent avoir des effets différés sur la santé et les inégalités sociales. Le Monde, quant à lui, aborde le bilan de la canicule, rapportant que Santé publique France a estimé à 2025 les décès supplémentaires entre le 22 et le 28 juin. Le journal souligne le rôle de l’Inserm via le Centre d’épidémiologie sur les causes médicales de décès (CépiDc) dans la collecte et l’analyse des données de mortalité. Enfin, Le Télégramme se concentre sur les difficultés d’identification des décès liés à la chaleur, expliquant que 40% des certificats de décès restent en format papier et que la chaleur est rarement enregistrée comme cause principale. Le Télégramme met en lumière le travail de l’Inserm pour analyser les causes associées et affiner les politiques sanitaires.

www.bfmtv.com, 05/07/2026 ; Le Monde, 04/07/2026 ; Le Télégramme, 04/07/2026

Les effets méconnus des excipients dans les médicaments

Le Figaro s’intéresse aux effets indésirables des excipients utilisés dans la fabrication des médicaments. Ces substances, considérées comme inertes, peuvent néanmoins influencer la tolérance à certains traitements. Le journal cite le cas d’une patiente atteinte d’un cancer du sein, dont les œdèmes ont disparu après un changement de générique de tamoxifène. Cette nouvelle spécialité était la seule qu’elle ait identifiée comme dépourvue de lactose, un excipient présent dans de nombreux médicaments. Les excipients assurent notamment la stabilité, la conservation ou le goût des traitements, et certains sont classés comme « à effet notoire » en raison des réactions qu’ils peuvent provoquer chez des patients sensibles. Si aucun lien scientifique robuste n’a été établi entre le lactose et la survenue d’œdèmes, ce cas illustre la complexité des questions liées aux excipients et à la formulation des médicaments. Le Dr Haleh Bagheri, directrice du centre de pharmacovigilance de Toulouse, rappelle que les procédés de fabrication, la formulation ou encore la qualité des matières premières peuvent aussi contribuer à des différences de réponse individuelles, même si les génériques restent globalement interchangeables. « Lorsqu’un patient tolère mieux une spécialité donnée, il peut être pertinent de s’y tenir, même en l’absence d’explication formelle », poursuit-elle.

Le Figaro, 06/07/2026

En bref

Ici se penche sur la question de savoir qui transpire le plus entre hommes et femmes lors de fortes chaleurs. Le média s’appuie sur les explications de Cédric Moro, chercheur à l’Inserm. « Il n’y a pas une différence majeure entre homme et femme pour lutter contre les chaleurs excessives. Les deux luttent aussi efficacement, mais de manière un peu différente. », affirme-t-il. Cédric Moro précise que « les hommes transpirent plus » en raison de leur masse musculaire plus importante, tandis que les femmes compensent par une meilleure vasodilatation.

Ici.fr, 05/07/2026

Le Monde met en lumière l’émergence du mouvement « infantiste » en France, particulièrement après l’appel à la « grande marche citoyenne contre les violences sexuelles » du 4 juillet, à la suite du meurtre de Lyhanna, 11 ans. Ce mouvement, en convergence avec certaines luttes féministes, se concentre sur la défense des droits des enfants. Laelia Benoit, pédopsychiatre et chercheuse à l’Inserm, analyse ce phénomène en le rapprochant des logiques de domination masculine, estimant que les violences subies par les enfants s’inscrivent dans un « continuum » d’oppression.

lemonde.fr, 04/07/2026

Le Figaro Santé aborde l’augmentation du nombre de centenaires en France, qui a atteint 32 000 en 2024, soit 30 fois plus qu’en 1970. Jean-Marie Robine, directeur de recherche émérite à l’Inserm, explique que cette hausse est en partie due à la diminution de la mortalité infantile depuis 1870, ce qui a permis à plus de personnes de vivre longtemps. Il note également que les femmes représentent la majorité des centenaires, en partie parce qu’elles ont une espérance de vie plus élevée que les hommes depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

sante.lefigaro.fr, 05/07/2026