À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.
Une équipe de recherche niçoise découvre un « point faible » du mélanome
France 3 Régions présente une avancée prometteuse dans la lutte contre le mélanome, le cancer de la peau le plus dangereux, grâce à une équipe de recherche niçoise. Dirigée par Marcel Deckert, directeur de recherche à l’Inserm au Centre méditerranéen de médecine moléculaire de Nice, l’équipe a découvert un point faible du mélanome. Après plus de six ans de recherche, ils ont identifié un mécanisme permettant aux cellules cancéreuses de résister aux traitements actuels. En ciblant une enzyme clé, ils espèrent freiner la progression de la maladie et retarder les rechutes. « On améliore le traitement et on prévient la rechute. », explique, Marcel Deckert. Cependant, cette découverte n’en est qu’à ses débuts et nécessite encore de nombreuses validations précliniques. En France, le mélanome est un cancer en forte augmentation avec 18 000 nouveaux cas chaque année.
France3-regions.franceinfo.fr, 08/06/2026
VIH : un nouveau réservoir cellulaire identifié
Le Monde Science & Médecine rapporte la découverte de nouvelles cellules réservoirs du VIH, révélant que le virus peut persister à l’état latent dans un plus large éventail de cellules immunitaires qu’on ne le pensait auparavant. Traditionnellement, le VIH était connu pour se cacher dans les lymphocytes T CD4 et certaines cellules myéloïdes, mais une équipe chinoise a montré que le virus peut également se réfugier dans des lymphocytes T CD8, qui sont normalement cytotoxiques. Ces lymphocytes CD8 peuvent être issus de la transformation de lymphocytes CD4 infectés, une découverte qui souligne la plasticité cellulaire. Cette avancée pourrait influencer les stratégies de traitement, notamment les approches « Shock and Kill » et « Block and Lock », visant à éradiquer ou contrôler le virus. Cependant, les traitements antirétroviraux actuels, qui peuvent être administrés semestriellement, ont ralenti la recherche de traitements curatifs.
Le Monde Science & Médecine, 09/06/2026
En bref
RFI a interviewé Caroline Gorin, praticienne hospitalière en odontologie et chercheuse en ingénierie tissulaire au sein de l’unité UMR_S 1333 Santé orale, qui dépend de l’Inserm, sur l’importance de la santé bucco-dentaire, qui concerne 3,5 milliards de personnes selon l’OMS. Les affections telles que les caries et les gingivites sont évitables grâce à une prévention adéquate. Caroline Gorin souligne que les dents jouent un rôle crucial dans la nutrition, la communication et les interactions sociales. Elle insiste sur l’importance d’une bonne hygiène dès l’enfance pour éviter des complications graves, telles que certaines infections cardiaques ou encore les liens potentiels avec le diabète.
RFI, 09/06/2026 ; RFI, 09/06/2026
RFI met en lumière les préoccupations environnementales liées à la coupe du monde 2026 de football, en soulignant son empreinte carbone record, due en grande partie au transport aérien massif. Les aléas climatiques, aggravés par le réchauffement, pourraient également perturber la compétition. Paquito Bernard, chercheur à l’Inserm, critique la Fifa, qu’il qualifie de « l’un des pires modèles dans l’industrie du sport pour les enjeux climatiques ». De son côté, Ouest France interroge Paquito Bernard et Davide Faranda, climatologue au LSCE (CNRS), sur les risques sanitaires liés à des conditions climatiques extrêmes. Ils alertent sur des dangers pour joueurs et spectateurs, allant des coups de chaleur aux incendies, susceptibles d’affecter la sécurité et le déroulement des matches.
rfi.fr, 09/06/2026 ; ouest-france.fr, 10/06/2026
Selon Slate, des chercheurs de l’École polytechnique fédérale de Zurich ont réussi à réparer des moelles épinières endommagées chez des poissons-zèbres et des souris en utilisant des microrobots contenant des cellules souches pluripotentes. Ces microrobots, contrôlés magnétiquement, permettent une administration précise des cellules souches pour stimuler la réparation des tissus nerveux. Bien que les essais soient pour l’instant limités aux animaux, les résultats prometteurs laissent espérer une application future chez les humains souffrant de lésions de la moelle épinière.
www.slate.fr, 09/06/2026