À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.
Vivre jusqu’à 100 ans : entre génétique, mode de vie et chance
Le Figaro explore les raisons pour lesquelles certains individus atteignent l’âge de 100 ans malgré des habitudes de vie nocives comme fumer ou boire. Jean-Marie Robine, directeur de recherche à l’Inserm et spécialiste des centenaires, souligne que « atteindre cet âge est aussi exceptionnel statistiquement qu’être un géant ou un nain. » En France, seulement 2% des personnes nées en 1920 sont devenues centenaires, selon l’Insee. Le docteur Christophe de Jaeger, gérontologue, et Olivier Caron, oncogénéticien à Gustave-Roussy, expliquent que la longévité dépend d’une combinaison de facteurs génétiques, environnementaux et de hasard. Bien que certains métabolisent mieux les toxines, aucun « gène miracle » n’existe. Les comportements à risque, tels que le tabac et l’alcool, demeurent des causes majeures de mortalité, mais une bonne hygiène de vie peut atténuer certains effets.
Le Figaro, 20/04/2026
Antibiotiques : comment les bactéries résistantes deviennent dominantes
Libération s’est rendu au service des maladies infectieuses du CHU Bichat – Claude-Bernard afin de documenter la gravité de l’antibiorésistance auprès des soignants. Le journal a notamment suivi Nathan Peiffer-Smadja, infectiologue au CHU Bichat – Claude-Bernard, expert du bon usage des antibiotiques, professeur à l’université Paris Cité et chercheur à l’Inserm. Il a fait de l’antibiorésistance le cœur de ses travaux de recherche. Pour lui, l’urgence est totale. Il explique le mécanisme de la résistance : à chaque prise d’antibiotiques, « toutes les bactéries sensibles meurent. Les seules survivantes sont donc les résistantes et, puisque tout a été détruit autour d’elles, elles deviennent dominantes ». Il ajoute : « On peut transmettre ces bactéries, résistantes ou non, à d’autres, notamment par le contact physique, en particulier par les mains. » Selon une étude publiée en 2022 dans The Lancet, 1,27 million de décès étaient attribuables à l’antibiorésistance en 2019. En France, Santé publique France recensait 5 500 décès en 2015.
Libération, 18 – 19/04/2026
En bref
Les Échos remettent en question l’utilité des cures détox printanières en s’appuyant sur des avis scientifiques. Selon Mélanie Deschasaux-Tanguy, chercheuse en épidémiologie nutritionnelle à l’Inserm (CRESS-EREN), « c’est avant tout du marketing. Notre organisme dispose déjà de systèmes de détoxification parfaitement efficaces, à condition de lui fournir une alimentation équilibrée ». Les experts recommandent de privilégier des changements alimentaires durables, comme le régime méditerranéen pour soutenir le foie, plutôt que des cures ponctuelles jugées peu utiles et potentiellement contre-productives.
www.lesechos.fr, 17/04/2026
Psychologies et La Montagne explorent les bienfaits du café sur la santé cognitive et la prévention des maladies neurodégénératives. Publiée en février 2026, une étude menée pendant 43 ans auprès de 131 000 participants montre qu’une consommation modérée de café ou de thé ralentit le déclin cognitif et réduit le risque de démence, en partie grâce à la caféine. Déjà en 2019, l’Inserm, avec le CHU de Lille et l’Université de Lille, a exploré la caféine comme piste thérapeutique pour la maladie d’Alzheimer. David Blum, directeur de recherche à l’Inserm au laboratoire Neuroscience et Cognition de Lille, explique que la caféine inhibe des récepteurs anormaux dans le cerveau, favorisant notamment l’immunité anti-tumorale.
www.psychologies.com, 18/04/2026, La Montagne, 20/04/2026
Nord Éclair informe que l’institut ONCOLille, rassemblant l’Université de Lille, le CHU de Lille, l’Inserm, le CNRS et le Centre Oscar Lambret, travaille sur le développement d’un vaccin contre un sous-type de cancer du poumon. L’approche innovante de l’institut repose sur la biologie computationnelle et l’intelligence artificielle pour cartographier les tumeurs et proposer des traitements ciblés. Des essais cliniques sont en cours à l’échelle internationale, avec l’espoir de voir un vaccin disponible dans quelques années.
Nord Éclair, 19/04/2026