À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.
La recherche avance sur la fabrication de peau en laboratoire
Le Monde met en lumière les efforts de plusieurs équipes de recherche pour développer une peau artificielle destinée aux grands brûlés. Actuellement, les épidermes cultivés permettent la survie des patients mais sont moins performants que les greffes classiques, entraînant des complications comme la rétraction de la peau. Pour surmonter ces défis, des chercheurs explorent diverses approches. À Lyon, le laboratoire Artemis tente de produire un derme et un épiderme en laboratoire en cultivant des fibroblastes et des kératinocytes. En parallèle, la société suisse Cutiss mène un essai clinique européen en utilisant les cellules du patient, bien que cette méthode soit coûteuse et difficile à généraliser. Au laboratoire I‑Stem (Inserm, université d’Évry), Christine Baldeschi, professeure des universités à l’université d’Evry-Val-d’Essonne, se concentre sur les cellules souches pluripotentes, capables de se différencier en divers types cellulaires de la peau. Ces cellules pourraient être moins immunogènes et permettre de produire des pansements cutanés durables. Enfin, la bioimpression 3D est étudiée pour une production industrialisée de peau, avec des essais en cours sur des modèles animaux.
www.lemonde.fr, 13/04/2026
Alzheimer : dépistage et avancées scientifiques
Top Santé, Pourquoi Docteur et France 5 explorent les divers aspects de la maladie d’Alzheimer, soulignant l’importance de reconnaître les symptômes précoces, les défis des traitements actuels, et les nouvelles pistes de recherche. Selon l’Inserm, la maladie est due à la destruction progressive des neurones, souvent débutant dans l’hippocampe. Top Santé met en avant des troubles du langage comme signes précoces, alors que Pourquoi Docteur appelle à une approche holistique dans le développement de traitements, notant que les thérapies actuelles ciblant les dépôts amyloïdes et les protéines tau ne sont pas curatives. France 5 présente des recherches prometteuses sur le lien entre le microbiote intestinal et la maladie, avec Sylvie Claeysen, chercheuse à l’Inserm, expliquant que « la composition du microbiote intestinal est différente entre les sujets Alzheimer et les sujets sains », suggérant que des interventions sur le microbiote pourraient influencer la progression de la maladie.
www.topsante.com, 13/04/2026 ; www.pourquoidocteur.fr, 13/04/2026, France 5, 13/04/2026
En bref
Curieux Live met en lumière une avancée majeure dans la recherche spatiale : Sophie Adenot, astronaute, teste EchoFinder à bord de l’ISS pour réaliser des échographies sans expertise médicale. Ce dispositif, développé par le CADMOS, utilise réalité augmentée et IA pour positionner idéalement la sonde échographique, permettant la capture d’images analysées ensuite sur Terre. EchoFinder, menée en partenariat avec l’Inserm, l’Université de Caen, le CHU Caen Normandie et le MEDES, pourrait révolutionner les soins dans les déserts médicaux en facilitant l’accès aux échographies.
www.curieux.live, 14/04/2026
Dans une interview accordée à Ici Occitanie, Vera Pancaldi, chercheuse au Centre de recherche en cancérologie de Toulouse, explique comment l’intelligence artificielle (IA) aide à comprendre le cancer du pancréas, l’un des plus complexes. Elle évoque le cas d’un patient traité avec succès grâce à une approche innovante. Vera Pancaldi souligne que l’IA « permet d’apprendre beaucoup de choses très vite » mais nécessite une interprétation critique. Son groupe de recherche a bénéficié d’un financement de la part de l’Inserm, de Pierre Fabre et de la Fondation Toulouse Cancer Santé.
Ici Occitanie, 13/04/2026
Egora aborde l’impact durable des perturbateurs endocriniens (PE) sur l’organisme, en soulignant les périodes critiques de vulnérabilité comme la vie fœtale, la petite enfance et la puberté. Cinq substances principales sont identifiées : les bisphénols, les phtalates, les PFAS, les pesticides et fongicides ainsi que les retardateurs de flamme. Isabella Annesi-Maesano, anciennes directrice de recherche Inserm à l’Institut Hospitalo-Universitaire Immun4Cure à Montpellier, explique que « ces substances interfèrent avec le système hormonal par un mécanisme de mimétisme des hormones » et affectent le métabolisme hormonal et l’épigénome.
Egora, 30/03 – 12/04/2026
La Provence explore les raisons pour lesquelles les individus ressentent la douleur différemment. L’Association internationale pour l’étude de la douleur (IASP) définit la douleur comme une expérience à la fois sensorielle et émotionnelle. L’Inserm, dans une étude de 2022, indique que l’horloge circadienne joue un rôle dans l’intensité de la douleur chronique. Les chercheurs précisent que celle-ci « oscille sur 24 heures avec un pic la nuit et une baisse dans l’après-midi, indépendamment de toute stimulation extérieure et du cycle veille-sommeil ».
laprovence.com, 13/04/2026