À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.
Polluants : des effets sanitaires de plus en plus préoccupants
La Croix aborde les effets des polluants environnementaux sur la santé humaine, soulignant que ces effets sont de mieux en mieux documentés, bien que le nombre de polluants et leurs interactions complexes augmentent. À l’occasion du sommet One Health à Lyon, le média met en lumière les risques associés à divers polluants comme les pesticides, les PFAS, et la pollution de l’air, qui sont liés à des maladies chroniques et à des décès prématurés. Basile Chaix, directeur de recherche à l’Inserm, explique que les effets de la pollution se manifestent à court terme par l’aggravation des pathologies respiratoires et à long terme par des maladies cardiovasculaires, ajoutant que « le cœur des personnes très exposées, notamment en ville, est moins capable de supporter les à‑coups ». Les perturbateurs endocriniens, présents dans de nombreux produits quotidiens, sont également évoqués, avec des préoccupations quant à leurs effets sur la croissance, la fertilité, et le développement neurocomportemental. Basile Chaix souligne également que certaines conditions environnementales comme le réchauffement climatique et l’exposition à certains pesticides peuvent augmenter la vulnérabilité aux maladies. « Notre environnement n’est pas forcément toxique du premier coup, mais il peut nous fragiliser et nous rendre plus sensibles à d’autres agressions », précise-t-il.
La Croix, 07/04/2026
Aliments ultratransformés : préoccupations croissantes en France
Le Parisien examine les préoccupations croissantes concernant les aliments ultratransformés et les efforts pour les identifier et limiter leur consommation. Ce 7 avril 2026, lors du sommet One Health à Lyon, le sujet devrait probablement être discuté. Carrefour, le deuxième plus grand distributeur en France, a commencé à indiquer des « ingrédients simples » sur certains de ses produits pour réduire les aliments ultratransformés. Intermarché prévoit d’introduire le score Yuka pour ses produits en ligne d’ici mai. Selon l’Inserm, les aliments ultratransformés représentent environ 35% des apports caloriques en France. Mathilde Touvier, directrice de recherche à l’Inserm, souligne : « La classification Nova existe depuis 2009. Et on a rarement atteint un tel niveau d’accumulation de preuves sur un plan épidémiologique. » Elle appelle à rendre le Nutri-Score obligatoire avec une mention d’ultratransformation. Mathilde Touvier travaille par ailleurs sur une liste des marqueurs d’ultratransformation.
Le Parisien, 07/04/2026
En bref
Le Figaro Santé rapporte que le DEHP, un phtalate utilisé dans les plastiques, est désormais confirmé comme responsable d’une partie des cancers du sein. Une étude épidémiologique menée à Taïwan et publiée dans les Comptes rendus de l’Académie des sciences américaine a révélé que l’exposition à ce perturbateur endocrinien, qui imite les œstrogènes, est associée à un risque accru de cancer du sein. Meriem Koual, gynécologue et chercheuse dans l’unité HealthFex de l’Inserm, souligne que « les résultats confirment bien le risque de cancer accru chez les femmes les plus exposées au DEHP ». L’Europe a progressivement restreint l’utilisation de ces substances, mais des mesures supplémentaires sont proposées pour prévenir les risques.
sante.lefigaro.fr, 07/04/2026
Les Échos annoncent que les Académies des sciences, de médecine et vétérinaire, ainsi que l’Institut Pasteur et l’Inserm, ont signé une charte de transparence sur l’utilisation des animaux à des fins scientifiques, reconnaissant leur nécessité tout en prônant des méthodes alternatives. L’intelligence artificielle et les technologies in silico, comme les jumeaux numériques et les organes sur puces, sont en train de remplacer progressivement l’expérimentation animale, avec une transition rapide prévue au Royaume-Uni. Ces innovations visent à réduire le recours aux animaux dans les laboratoires, tout en répondant aux exigences réglementaires de sécurité et d’efficacité.
Les Échos, 07/04/2026
Le Parisien aborde une fiction se déroulant en 2030, où des scientifiques et institutions anticipent la gestion d’une prochaine pandémie respiratoire. Dans ce scénario, un nouveau coronavirus aviaire mutant est identifié, et des mesures sont prises grâce à l’utilisation de l’intelligence artificielle et à la collaboration internationale. Éric Quéméneur, directeur de recherche à l’Inserm et directeur du programme France Vaccins, souligne que « la conception des candidats-vaccins peut se faire en quelques semaines, mais il va falloir être en mesure d’accélérer les processus de validation préclinique puis clinique ».
Le Parisien, 06/04/2026