Syndrome de Gilles de La Tourette – recherche : protestations contre la politique scientifique de l’administration Trump – perception du temps – santé mentale des jeunes – dépression postpartum

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À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.

Syndrome de Gilles de La Tourette : un syndrome fréquent et mieux reconnu

Le Figaro et Vous rapporte que le syndrome Gilles de La Tourette (SGT) n’est plus considéré comme une maladie rare, touchant environ une personne sur 200, principalement des garçons. Décrit pour la première fois par le neurologue français Gilles de La Tourette, ce syndrome se manifeste par des tics moteurs et oraux. Bien que la coprolalie, qui se manifeste par des gros mots ou des insultes, soit le symptôme le plus connu, elle concerne moins de 10% des cas. Le Dr Andreas Hartmann, de l’hôpital Pitié-Salpêtrière, explique que le SGT est lié à un dysfonctionnement neurologique, souvent associé à des troubles psychiatriques. Les traitements incluent des antipsychotiques de troisième génération et des thérapies comportementales. Pour les cas sévères, la stimulation cérébrale profonde est envisagée. Des progrès significatifs ont été réalisés grâce à des figures comme John Davidson, contribuant à une meilleure compréhension et acceptation du syndrome.

Le Figaro et Vous, 01/04/2026

Recherche : protestations face aux politiques scientifiques de l’administration Trump 

Le Monde Science & Médecine relate que la branche française du collectif Stand Up for Science a organisé une manifestation à Paris pour protester contre les attaques de l’administration Trump sur la recherche académique. Cette mobilisation fait écho à des manifestations similaires aux États-Unis, où l’administration Trump a été critiquée pour la réduction de l’autonomie institutionnelle des universités et le retrait du pays de plusieurs accords internationaux. Les politiques du président des États-Unis ont entraîné une réduction significative du personnel dans les agences scientifiques américaines, mettant en péril des institutions cruciales comme la NASA et les centres de contrôle des maladies. Les chercheurs européens s’inquiètent de la possible diffusion de ces méthodes en Europe et plaident pour une meilleure protection des sciences, considérées comme un pilier de la démocratie. Parallèlement, des voix s’élèvent pour promouvoir un modèle européen de recherche plus inclusif et diversifié, face à la crise de la recherche aux États-Unis.

Le Monde Science & Médecine – 01/04/2026

En bref

Science & Vie explore la perception du temps en se basant sur une analyse publiée par les chercheuses Jennifer Coull et Anne Giersch dans Nature en octobre 2022. Elles ont démontré que le cerveau distingue la durée d’un événement et l’ordre temporel entre deux événements, sollicitant différentes zones cérébrales. Anne Giersch, directrice de recherche à l’Inserm et responsable de l’équipe Psychiatrie de l’unité neuroscience et psychiatrie translationnelle de Strasbourg, souligne : « La mesure de la durée dépend d’un jugement qui implique à la fois l’attention et la mémoire de travail. Or, ces facultés sont altérées chez les patients schizophrènes. »

Science & Vie (Hors-Série), 05/2026

Le Progrès annonce que les ministres de l’Éducation nationale et des Sports Édouard Geffray et Marina Ferrari ont lancé la semaine olympique et paralympique 2026 à Lyon, visant à mobiliser les jeunes autour du sport et du bénévolat. Ils ont également exprimé des inquiétudes concernant la santé mentale des jeunes, exacerbée par l’usage excessif des réseaux sociaux. Une étude récente de l’Inserm souligne que 30 % des jeunes de 11 à 24 ans ont souffert de troubles anxieux ou dépressifs, avec une corrélation marquée entre ces troubles et le temps passé devant les écrans.

Le Progrès – 31/03/2026

Ici Auxerre aborde le postpartum, une période s’étendant sur plusieurs mois après l’accouchement qui est marquée par des « bouleversements physiques, hormonaux, émotionnels et identitaires ». Selon l’Inserm, une nouvelle mère sur quatre présente un risque accru de dépression postpartum. L’importance de préparer cette période dès la grossesse pour éviter l’isolement est soulignée, et un soutien continu via des réseaux de santé et des conseillers spécialisés est recommandé.

Ici Auxerre, 31/03/2026