À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.
Rythmes biologiques : un enjeu majeur pour la médecine
Dans une interview accordée à France Culture, Hélène Duez, directrice de recherche à l’Inserm, et Claude Gronfier, neurobiologiste et directeur de recherche à l’Inserm au Centre de recherches en neurosciences de Lyon, ainsi que Yann Cornillier, rédacteur en chef du magazine de l’Inserm, discutent de l’importance des horloges biologiques et de leur impact sur nos fonctions corporelles. Ils expliquent que ces horloges, présentes dans presque toutes les cellules, sont synchronisées principalement par la lumière, mais aussi par l’alimentation. Un dérèglement peut entraîner divers problèmes de santé, comme le montre le travail de nuit, classé « cancérogène probable » par l’OMS. « Notre société moderne est devenue chrono toxique », avertit Claude Gronfier, soulignant les risques liés à notre mode de vie 24/7. La chronomédecine, qui adapte les traitements à nos rythmes biologiques, émerge comme une solution prometteuse pour atténuer ces effets.
France Culture, 24/03/2026 ; France Culture, 24/03/2026
Cadmium : l’Anses alerte sur la contamination
Le Figaro détaille un avis publié par l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) le 25 mars 2026, alertant sur la contamination de l’alimentation par le cadmium. L’agence juge la situation préoccupante : un Français sur deux présente un taux de cadmium trop élevé dans son organisme, ce qui augmente les risques de cancers ainsi que de maladies rénales, osseuses et cardiovasculaires. L’étude Esteban, publiée par Santé publique France en 2021, a révélé que 48% des adultes dépassaient la concentration critique. Les niveaux d’imprégnation sont parfois « trois à quatre fois supérieurs » à ceux observés dans d’autres pays. L’alimentation représente plus de 80% de cette accumulation. Géraldine Carne, coordinatrice de l’expertise à l’Anses, explique : « Cela peut être corrélé à la contamination des sols agricoles, avec une utilisation plus importante des intrants. Mais il n’est pas exclu que certaines habitudes alimentaires expliquent aussi cette surexposition de la population. » L’Anses souligne que « la réduction de l’exposition passe avant tout par des actions collectives sur les sources de contamination ». La cause majeure est identifiée : « La source majeure, ce sont les engrais minéraux phosphatés », précise Géraldine Carne. L’agence préconise donc d’« agir à la source ». « Nous recommandons de limiter la quantité dans les engrais phosphatés à 20 mg par kilo », énonce Géraldine Carne. La limite autorisée en France est de 90 mg/kg.
Le Figaro, 25/03/2026
En bref
RFI a invité Vincent Prévot, directeur de recherche à l’Inserm et responsable de l’équipe Développement et Plasticité du cerveau neuroendocrine à Lille, pour discuter des dernières découvertes sur la maladie d’Alzheimer. L’étude menée par l’Inserm, l’Université de Lille et le CHU de Lille a identifié le rôle crucial des tanycytes, des cellules rares du cerveau, dans le drainage des protéines toxiques. Ces cellules sont dysfonctionnelles chez les patients atteints d’Alzheimer. Vincent Prévot souligne : « Garder ces cellules […] en bonne santé, ça peut aider à prévenir le développement de la maladie d’Alzheimer ».
www.rfi.fr, 24/03/2026
Lire le communiqué de presse du 5 mars 2026.
Le Quotidien du Médecin rapporte que des recherches menées au Mass General Brigham, affilié à Harvard, révèlent le rôle méconnu du thymus adulte. Ces études, publiées dans Nature, indiquent qu’un thymus sain est lié à une mortalité réduite, un risque cardiovasculaire diminué et une meilleure réponse à l’immunothérapie. Dans une étude publiée en 2025, l’équipe de Magali Irla, directrice de recherche Inserm à Marseille, a aussi exploré la régénération du thymus chez la souris, ouvrant des perspectives prometteuses. Cependant, des questions persistent sur la validité de la taille du thymus comme indicateur de santé.
www.lequotidiendumedecin.fr, 24/03/2026
Le Dauphiné Libéré s’intéresse à une étude menée par l’Inserm et l’Université Grenoble Alpes (UGA), publiée dans The Lancet Regional Health – Europe, qui révèle que la technologie Sunrise permet un diagnostic plus rapide de l’apnée du sommeil à domicile. Le dispositif, soutenu par le ministère de la Santé, utilise un capteur mandibulaire et réduit le délai de diagnostic de 106 à 15 jours et le délai d’accès au traitement de 124 à 50 jours. Dans une interview, Jean-Louis Pépin, professeur de physiologie clinique à l’UGA et directeur du laboratoire HP2, souligne que « l’apnée du sommeil est une maladie très fréquente ».
Le Dauphiné Libéré, 25/03/2026