À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.
Scanner à faible dose : un programme national cible les fumeurs de 50 à 74 ans
Le Monde annonce le lancement d’un programme pilote national de dépistage des cancers du poumon par scanner, prévu pour mars ou avril 2025. Coordonné par Sébastien Couraud, chef du service de pneumologie des Hospices civils de Lyon, et soutenu par l’Institut national du cancer (INCa), ce programme cible les fumeurs et anciens fumeurs âgés de 50 à 74 ans. L’objectif est de réduire la mortalité par cancer du poumon de 21%, ce qui pourrait sauver jusqu’à 7 500 vies par an en France. Les participants effectueront des scanners à faible dose, avec un suivi sur trois ans. Le programme, nommé « Impulsion », débutera dans cinq régions avant une extension à l’échelle nationale. La détection précoce permettra des interventions chirurgicales curatives. L’Inserm, en collaboration avec le CHU de Nice et l’université Côte d’Azur, a développé un algorithme pour gérer les résultats des scanners. Le programme vise également à sensibiliser et fidéliser les populations à risque, malgré des défis logistiques et de participation. L’INCa attend encore l’accord de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) pour garantir l’anonymat des participants.
www.lemonde.fr, 03/02/2026
Un espoir de vaccin anti-choc allergique
Dans une interview accordée à RFI, Laurent Reber, directeur de recherche de l’Inserm à Toulouse, a parlé de leurs travaux sur le développement d’un vaccin anti-anaphylaxie. Il explique que l’anaphylaxie est la forme la plus dangereuse de réaction allergique, pouvant être fatale, et que son équipe travaille sur un vaccin qui préviendrait ces chocs avant qu’ils ne surviennent, contrairement à l’adrénaline qui n’intervient qu’après l’apparition du choc. Actuellement, leur recherche a montré des résultats prometteurs sur des modèles murins, offrant une protection d’un an contre les chocs anaphylactiques. Laurent Reber souligne que le vaccin cible les allergies IgE médiées, qui représentent la majorité des cas d’allergies humaines, et bien que les essais cliniques sur l’homme soient encore à venir, il espère une application concrète dans 5 à 10 ans. Ce développement pourrait considérablement réduire le stress et l’anxiété des personnes vivant avec des allergies sévères.
RFI, 02/02/2026
En bref
France 5 aborde le concept du « bisou magique », souvent utilisé par les parents pour apaiser la douleur de leurs enfants. Didier Bouhassira, neurologue et directeur de l’unité Physiopathologie et Pharmacologie Clinique de la Douleur à l’Inserm, confirme son efficacité en expliquant que « le bisou magique est un des moyens de mettre en jeu les systèmes de contrôle de la douleur dans notre cerveau ». Le bisou agit comme un placebo, son effet étant influencé par les attentes de l’enfant. Bien que le bisou magique soit utile, il ne remplace pas les traitements médicaux nécessaires. Les parents jouent un rôle crucial dans la gestion de la douleur de leurs enfants.
France 5, 02/02/2026
France Bleu rapporte que des chercheuses caennaises, Mathilde Groussard et Clémence Lelaumier, ont initié une étude sous l’égide de l’Inserm et de l’Université de Caen pour améliorer les visites en EHPAD, souvent sources de stress pour résidents et proches. L’objectif est de développer un outil, probablement numérique, pour faciliter le dialogue et proposer des activités adaptées. En recueillant déjà 500 questionnaires, l’étude démontre un fort intérêt. Des groupes de discussion sont en cours, avec des tests prévus pour 2027.
www.francebleu.fr, 02/02/2026
Le Quotidien du médecin présente une étude française publiée dans l’American Journal of Obstetrics and Gynecology, révélant que l’analyse du microbiote vaginal lors de l’accouchement peut prédire le risque d’infection néonatale. Les chercheurs de l’AP-HP, de l’Université Paris Cité, de l’Université Sorbonne Paris Nord, de l’Inserm et de l’Institut Pasteur ont inclus 2 566 femmes dans cette étude. Ils ont découvert que des déséquilibres du microbiote, notamment une diminution des lactobacilles et une augmentation d’Escherichia coli, sont associés à un risque accru d’infection.
lequotidiendumedecin.fr, 02/02/2026