Régénération des membres – surveillance des zoonoses – greffe de rein – liens entre recherche et enseignement – obésité : feuille de route 2026 – 2030

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À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.

Régénération des membres : une piste prometteuse chez l’embryon de souris

Dans une interview accordée à France Culture, Farida Djouad, directrice de recherche à l’Inserm, évoque des recherches sur la régénération des membres chez les embryons de souris. Elle explique que dans les années 1990, des études ont montré que les embryons de souris pouvaient faire repousser un membre amputé, mais la compréhension précise de ce processus a été limitée par des difficultés techniques. Farida Djouad précise que les chercheurs ont récemment réussi à reproduire cette expérience en laboratoire, observant que la régénération complète d’un membre est possible à 10 jours de développement embryonnaire, mais que cette capacité disparaît rapidement après. Elle souligne que les cellules de la crête neurale, très plastiques, jouent un rôle crucial dans ce processus, mais perdent leur capacité de régénération à mesure qu’elles se spécialisent. Un projet nommé « Il Condro » vise à reprogrammer des cellules adultes pour leur rendre cette capacité de régénération, avec l’espoir d’applications futures pour traiter des pathologies dégénératives chez l’homme. Cette recherche fondamentale pourrait un jour permettre de produire en laboratoire des cellules humaines capables de se régénérer, ouvrant la voie à des avancées médicales significatives.

France Culture, 16/01/2026

Lire le communiqué de presse du 08/01/2026.

Zoonoses : les autorités sanitaires appellent à une vigilance renforcée

L’Humanité rapporte que lors d’une conférence de presse organisée le 15 janvier 2026, l’ANRS – Maladies infectieuses émergentes, une agence de l’Inserm, souligne la nécessité de renforcer la surveillance des zoonoses, qui représentent 70 à 80% des maladies infectieuses émergentes. Ces maladies, telles que la grippe aviaire, la variole du singe et la Covid-19, se transmettent de l’animal à l’homme, justifiant une vigilance accrue des autorités sanitaires. Sybille Bernard-Stoecklin, de Santé publique France, met en avant l’importance de la coopération entre les secteurs de la santé animale et humaine pour surveiller des virus comme le H5N1. En France, des mesures telles que la mise à l’abri des volailles et la vaccination ont été mises en place, notamment dans les Pays de la Loire, pour contrôler la propagation du virus. La grippe saisonnière demeure sous haute surveillance en raison de sa morbidité et mortalité élevées, tandis que des zoonoses moins connues comme le MERS-CoV nécessitent également une attention particulière.

www​.humanite​.fr, 15/01/2026

En bref

France 5 met en lumière les défis liés à la greffe de rein en France, où les patients attendent souvent entre 3 à 5 ans en raison d’une pénurie d’organes. Clara Steichen, chercheuse à l’Inserm, explique que « les cellules souches ont un pouvoir de régénération » et qu’elles peuvent améliorer la qualité des organes en diminuant les lésions cellulaires et augmentant la prolifération cellulaire. Bien que cette thérapie doive encore être testée chez l’homme, elle représente un espoir pour améliorer la conservation des organes et potentiellement augmenter le nombre d’organes disponibles pour la transplantation.

France 5, 15/01/2026

RCF propose une réflexion sur le modèle universitaire, inspiré du modèle humboldtien, dans lequel recherche et enseignement sont étroitement liés. Annabelle Allouch, maîtresse de conférences en sociologie à l’Université de Picardie Jules-Verne à Amiens, souligne que ce modèle permet aux enseignants-chercheurs de transmettre les avancées de la recherche aux étudiants, favorisant ainsi une formation enrichie. Les laboratoires, comme l’Inserm, présents sur les campus, contribuent à cette dynamique en rendant la recherche accessible aux étudiants, notamment ceux de niveau master.

RCF, 14/01/2026

Nord Eclair et Les DNA rapportent que le gouvernement a présenté, le 14 janvier 2026, une feuille de route 2026 – 2030 pour lutter contre l’obésité, qui touche 20% des adultes, notamment dans les Hauts-de-France et les territoires ultramarins. L’obésité est une maladie multifactorielle, dans laquelle « un rapport élevé en lipides oméga‑6/oméga‑3 » peut entraîner une inflammation cérébrale. Carole Rovere, chercheuse à l’Inserm, a montré que la qualité des graisses influence le développement de l’obésité. Karine Clément, directrice d’unité à l’Inserm, souligne que « les personnes en situation de précarité se tournent plus souvent vers la malbouffe ».

Nord Eclair, 16/01/2026, dna​.fr, 15/01/2026