TDAH et comportements sexuels à risque chez les étudiants – désinformation en santé – certaines maladies mentales partagent des gènes commun – antidote contre la ricine – impact de l’IA en santé mentale

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À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.

Étudiants et TDAH : une étude alerte sur les comportements à risque

L’AFP, Le Parisien, La Provence et Magicmaman relaient une étude menée par l’Inserm sur le lien entre le trouble du déficit de l’attention, avec ou sans hyperactivité (TDAH), et les comportements sexuels à risque chez les étudiants. Publiée dans la revue BMJ Mental Health, l’étude montre que les étudiants présentant des symptômes de TDAH adoptent plus fréquemment des comportements sexuels à risque, tels qu’un usage irrégulier du préservatif ou un âge plus précoce lors des premiers rapports sexuels. Selon l’étude, 5,3% des étudiants interrogés présentent des symptômes de TDAH. Ces derniers ont également un risque accru de contracter des infections sexuellement transmissibles (IST) et de recourir à la contraception d’urgence. Dirigée par la psychologue Claudine Offranc et supervisée par le pédopsychiatre et chercheur Cédric Galera (Bordeaux Population Health – Inserm / Université de Bordeaux), l’étude a analysé les réponses de plus de 13 000 étudiants, âgés en moyenne de 20 ans, issus de la cohorte française i‑Share. Le pédopsychiatre Cédric Galera explique : « Ces résultats invitent à mieux prendre en compte les étudiants présentant des symptômes de TDAH dans la prévention en santé sexuelle. Les services de santé universitaires pourraient, par exemple, renforcer le repérage du TDAH et proposer des actions d’information et d’accompagnement adaptées. »

AFP, 12/01/2026, leparisien​.fr, 12/01/2026, laprovence​.com, 12/01/2026, magicmaman​.com, 12/01/2026

Lire le communiqué de presse du 12/01/2026.

Désinformation en santé : éduquer et protéger

Le Figaro Santé et Le Point s’intéressent à la lutte contre la désinformation en santé. Dominique Costagliola, épidémiologiste et directrice de recherche émérite à l’Inserm, a coécrit un rapport sur ce sujet avec Mathieu Molimard, pharmacologue au CHU de Bordeaux, et Hervé Maisonneuve, médecin de santé publique spécialiste de l’intégrité scientifique. Le plan gouvernemental, présenté par Stéphanie Rist, ministre de la Santé, repose sur la détection des fausses informations, l’éducation, et la responsabilisation des plateformes. Dans une interview accordée au Point, Mathieu Molimard souligne la vulnérabilité de la société face à la désinformation et appelle à inverser le risque, en protégeant les scientifiques. Il propose un « Info-score Santé » pour évaluer la fiabilité des sources et l’utilisation encadrée de l’IA pour une information fiable.

sante​.lefigaro​.fr, 12/01/2026 ; www​.lepoint​.fr, 12/01/2026

En bref

Selon TF1 Info, une étude publiée fin 2025 dans Nature révèle que certaines maladies mentales comme la schizophrénie et la bipolarité partagent des gènes communs, suggérant une proximité biologique inattendue. Menée par le consortium Cross-Disorder Psychiatric Genomics, l’étude a analysé les données génétiques d’un million de patients et identifié des gènes communs, notamment le gène DRD2 lié à la régulation de la dopamine. Philip Gorwood, chercheur à l’Inserm, explique à France Inter que « le gène du DRD2 est largement distribué dans l’ensemble de la maladie mentale ». Cette découverte pourrait influencer le classement et le traitement des pathologies, même si la génétique ne suffit pas à tout expliquer.

www​.tf1info​.fr, 12/01/2026

Bfmtv, Europe1 et Sud Ouest abordent la mise sur le marché d’un antidote contre la ricine, une toxine mortelle issue du ricin, chacun avec un angle distinct. Bfmtv souligne l’importance de cette découverte comme une « prouesse technologique » et met en avant le risque de bioterrorisme associé à la ricine, évoquant des cas d’intoxication et d’attentats passés. Europe1, met l’accent sur le contexte historique et les tentatives d’attentats, tout en présentant l’antidote comme un tournant pour l’industrie pharmaceutique française. Sud Ouest insiste sur le soutien gouvernemental à cette innovation, précisant que l’antidote, Ricimed, a été développé grâce à des recherches depuis 2016 et renforce la sécurité sanitaire nationale. L’Inserm décrit les effets dévastateurs de la ricine, notamment lors de son inhalation : « elle gagne rapidement les poumons, puis les alvéoles. De là, elle détruit les cellules de l’hôte et entraîne successivement œdème pulmonaire, insuffisance respiratoire aiguë, puis décès en quelques jours ».

www​.bfmtv​.com, 12/01/2026 ; www​.europe1​.fr, 12/01/2026 ; www​.bfmtv​.com, 12/01/2026 ; www​.sudouest​.fr, 12/01/2026

Le Monde explore l’impact croissant des chatbots et de l’IA dans le domaine de la santé mentale. Alors que des millions de personnes utilisent ces technologies pour partager leur mal-être, des préoccupations émergent quant à leur influence sur les individus vulnérables. Les géants technologiques investissent dans ce secteur, attirés par le potentiel des données multimodales pour analyser les maladies mentales. Les résultats préliminaires de l’étude Mentalo de l’Inserm, publiés en octobre 2025, révèlent une détresse psychologique chez un tiers des jeunes en France, soulignant l’urgence d’innovations en psychiatrie.

www​.lemonde​.fr, 12/01