Prévention des récidives d’accidents cardiaques après un infarctus – restriction des publicités alimentaires – interventions nutritionnelles précoces pour réduire les inégalités sociales de santé – phénomène du « blanc mental »

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À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.

Des chercheurs français prouvent l’efficacité de l’interleukine 2 après un infarctus

Franceinfo et La Provence présentent les résultats d’une étude française publiée dans Nature Medicine sur la prévention des récidives d’accidents cardiaques après un infarctus. Cette étude a été menée par une équipe de chercheurs français dirigée par Ziad Mallat, directeur de recherche à l’Inserm et professeur à l’université de Cambridge. Après un infarctus, une inflammation cardiaque persiste chez certains patients, augmentant le risque de récidive. Les traitements actuels fluidifient le sang mais ne ciblent pas cette inflammation. L’étude, menée auprès de 30 patients, montre que l’administration d’interleukine 2 à très faibles doses réduit significativement l’inflammation vasculaire. Ziad Mallat explique : « Nous avons redirigé l’interleukine 2 pour l’utiliser à des doses 101 000 fois plus faibles que celles utilisées dans le traitement du cancer. Nous avons ainsi montré que cette faible dose réduit de manière significative l’inflammation vasculaire chez les patients. » Deux ans après le traitement, aucun des patients n’a présenté de récidive cardiaque. Ziad Mallat souligne que « ces résultats montrent l’intérêt thérapeutique d’une stratégie anti-inflammatoire ciblée sur l’activité des lymphocytes T régulateurs ». Un essai clinique de phase 3 est prévu afin de confirmer ces résultats prometteurs.

Franceinfo, 08/01/2026, laprovence​.com, 08/01/2026

Lire le communiqué de presse du 9/01/2026

Publicité alimentaire : le Royaume-Uni montre la voie

Selon RMC et BFM, le Royaume-Uni a récemment interdit la publicité pour les produits trop gras, salés ou sucrés à la télévision avant 21 heures et sur Internet, une mesure visant à lutter contre l’obésité. En France, bien que l’obésité soit moins répandue, avec 15% de la population adulte touchée, des experts comme Mathilde Touvier, directrice de recherche en épidémiologie nutritionnelle à l’Inserm, estiment que la France devrait s’inspirer de cette décision britannique. Mathilde Touvier souligne que « ces restrictions de la publicité sont les plus ambitieuses au monde » et que si le Royaume-Uni a pu les mettre en œuvre, la France le peut aussi. Cependant, une telle interdiction n’est pas à l’ordre du jour en France, malgré des appels de scientifiques et d’associations pour « mettre fin au matraquage publicitaire des industriels de la malbouffe sur nos enfants ». Thomas Bourgenot, chargé de plaidoyer de l’association Résistance à l’agression publicitaire, attribue ce manque d’action à un « manque de courage politique » face au lobbying du secteur agroalimentaire et publicitaire.

rmc​.bfmtv​.com, 08/01/2026

En bref

Dans une interview accordée au Quotidien du Médecin, Sandrine Lioret, directrice de recherche à l’Inserm, parle des interventions nutritionnelles précoces pour réduire les inégalités sociales de santé, notamment à travers l’étude interventionnelle Ecail et le programme Malin. Elle souligne l’importance d’« intervenir le plus tôt possible » pour établir de bonnes habitudes nutritionnelles et réduire le risque de surpoids chez les enfants de milieux défavorisés. Le programme Malin, qui touche déjà plus de 100 000 familles, combine des conseils nutritionnels et un soutien budgétaire pour améliorer l’accès à une alimentation de qualité, tout en évitant la stigmatisation.

www​.lequotidiendumedecin​.fr, 09/01/2026

Ouest France rapporte les travaux d’une équipe de chercheurs franco-australiens, incluant Esteban Munoz-Musat, neurologue à l’Institut du cerveau, et Thomas Andrillon, chercheur à l’Inserm, sur le phénomène du « mind blanking » ou « blanc mental ». Ce phénomène, qui représente 5 à 20% de notre temps d’éveil, se caractérise par une absence totale de contenu mental. Selon Thomas Andrillon, « le blanc mental est sans doute un événement extrêmement fréquent ». L’étude souligne que les personnes, notamment celles atteintes de TDAH, éprouvent ce vide plus souvent, ce qui pourrait influencer la prise en charge de troubles psychiatriques.

www​.ouest​-france​.fr, 09/01/2026