À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.
Crack : la santé mentale des femmes en danger selon une étude française
L’AFP met en lumière une étude française mise en avant le 6 janvier 2026 dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire de Santé Publique France, qui souligne l’urgence d’un suivi différencié pour les femmes consommatrices de crack. Cette recherche, menée par l’Inserm et les universités Paris-Saclay, Versailles et Montpellier entre octobre 2023 et janvier 2024, visait à évaluer la prévalence des troubles psychiatriques chez ces usagers à Paris. Sur les 485 personnes analysées, 62% des femmes présentaient au moins un trouble psychiatrique, un taux presque double de celui observé chez les hommes (34%). Cette prévalence est jugée « alarmante » et probablement sous-estimée. Un tiers des femmes souffraient de troubles multiples, mais seulement 12% des participants déclaraient bénéficier d’un suivi pour ces problèmes. L’étude révèle que, bien que les femmes ne représentent qu’un dixième des usagers de crack, leur santé mentale est plus dégradée que celle des hommes. Les chercheurs estiment que les traumatismes antérieurs à la consommation de crack affectent jusqu’à 50% des femmes, bien que cet aspect n’ait pas été exploré en profondeur. Ils recommandent la mise en place d’un suivi dédié et innovant pour améliorer l’accès aux soins, rappelant que la santé mentale constitue une priorité nationale en 2025 et 2026, alors que de nombreuses structures manquent encore de spécialistes en psychiatrie.
AFP, 06/01/2026
Fatigue, apathie, ralentissement : comprendre la « flemme » hivernale
Le média belge Le Soir met en lumière les raisons pour lesquelles l’hiver semble rendre les tâches quotidiennes plus ardues, en s’appuyant sur les recherches de Gérard Derosière, neuroscientifique à l’Inserm et rattaché au Centre de recherche en neurosciences de Lyon (CRNL). Gérard Derosière explore comment le cerveau évalue l’effort à fournir par rapport aux bénéfices attendus, un mécanisme influencé par le froid, la qualité du sommeil et la réduction des interactions sociales en hiver. Il identifie trois formes d’apathie : sociale, comportementale et cognitive, toutes liées à un calcul coût-bénéfice cérébral. David Vandenbosch, psychologue, observe également un ralentissement saisonnier, soulignant que cette baisse de motivation est souvent mal perçue en raison des pressions sociétales pour maintenir une productivité constante. Il recommande d’accepter ces phases de ralentissement et de ne pas se surcharger d’exigences, car le cerveau a du mal à percevoir les bénéfices à long terme. Pour contrer cette « flemme », il suggère de se mettre en mouvement progressivement.
Le Soir, 04/12/2025
En bref
D’après Les Echos, la France a mis en place un registre national des cancers, en vigueur depuis le 1er janvier 2026, permettant pour la première fois de suivre exhaustivement tous les cas de cancers sur son territoire. Jusqu’à présent, la surveillance épidémiologique reposait sur des registres locaux couvrant seulement 20 à 24% de la population adulte, ce qui limitait l’analyse de l’incidence de la maladie par région et son lien avec des facteurs environnementaux. Le registre, géré par l’Institut national du cancer (INCa), vise à recenser les cas, améliorer les parcours de soins, et fournir des données aux chercheurs et aux pouvoirs publics, mais son succès dépendra de la collaboration des producteurs de données.
Les Echos, 06/01/2026
TF1 met en garde contre certaines tendances bien-être émergentes sur les réseaux sociaux pour 2026, notamment les gadgets pour le cerveau non réglementés et les régimes alimentaires restrictifs. Robert Barouki, directeur de l’institut thématique de santé publique à l’Inserm, souligne que les produits détox vantés après les fêtes de fin d’année, sont en réalité inefficaces, affirmant que « la vraie détoxication se fait dans le foie ou d’autres organes. Tisanes, gélules… Les produits détox relèvent du marketing et les remèdes miracle sont inefficaces.
www.tf1info.fr, 05/01/2026
Lire notre Canal Détox : Une cure de détox pour être au top après les fêtes, vraiment ? https://presse.inserm.fr/canal-detox/une-cure-de-detox-pour-etre-au-top-apres-les-fetes-vraiment/