Recherche sur l’anxiété – dépistage du cadmium – alimentation personnalisée et médicalement adaptée pour les malades chroniques – insuffisance du dépistage de la stéatose hépatique métabolique – dépression périnatale et post-partum

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À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.

Anna Beyeler au cœur de la recherche sur l’anxiété

Le Monde rapporte les recherches d’Anna Beyeler, directrice de recherche à l’Inserm et cheffe de l’équipe Circuits neuronaux de l’anxiété au Neurocentre Magendie, sur l’anxiété, qui se concentrent sur les réseaux neuronaux et explorent de nouvelles thérapies anxiolytiques basées sur les psychédéliques. Anna Beyeler explique que « la peur est une réponse physiologique et comportementale à un danger immédiat », tandis que « l’anxiété est une réponse physiologique et comportementale à un danger potentiel ». Elle souligne que l’anxiété est « le trouble psychiatrique le plus fréquent » et qu’il reste « relativement moins étudié que la dépression ». Ses travaux portent sur le cortex insulaire et le noyau du raphé, et elle utilise des modèles animaux pour ses recherches. La chercheuse trouve « l’aspect révolutionnaire » des psychédéliques dans leur capacité à produire des effets durables après une ou deux administrations, contrairement aux anxiolytiques classiques qui nécessitent une prise chronique.

www.lemonde.fr, 16/06/2026

Dépistage du cadmium : un remboursement ciblé

Libération rapporte que le dosage du cadmium urinaire (« cadmiurie ») est remboursé par la Sécurité sociale à partir de ce 16 juin, sous prescription médicale et sous certaines conditions, pour les personnes considérées comme surexposées. Le cadmium, métal lourd toxique présent dans les sols et l’alimentation (notamment via les engrais phosphatés), constitue une source majeure de contamination : en 2025, près de la moitié des adultes en France présentaient des niveaux urinaires supérieurs aux valeurs de référence, selon l’Anses. Une exposition chronique affecte les os et les reins et est suspectée de favoriser certains cancers. Le remboursement est toutefois limité aux personnes résidant dans des zones reconnues comme polluées, conformément aux recommandations de la Haute Autorité de santé en 2024, ce qui suscite des critiques. Pierre Souvet, cardiologue et cofondateur de l’association Santé Environnement France, juge ce ciblage « décevant », estimant qu’il n’intègre pas d’autres facteurs d’exposition majeurs, comme l’alimentation ou le tabac. Le ministère de la Santé défend ce choix, indiquant vouloir « concentrer le dispositif sur les situations […] pertinentes sur le plan médical ».

Libération, 16/06/2026

En bref

Le Figaro met en avant une étude américaine publiée dans Nature Medicine, montrant qu’une alimentation personnalisée et médicalement adaptée pour les malades chroniques peut réduire significativement les hospitalisations et les passages aux urgences. L’étude souligne l’importance d’une nutrition sur-mesure, pouvant s’avérer aussi efficace qu’un médicament, en s’affranchissant des recommandations générales. Le Pr Éric Fontaine, membre du Collectif de lutte contre la dénutrition, affirme : « quand on le fait, on démontre que c’est un traitement à part entière ». En France, le défi reste de reconnaître la nutrition comme un soin essentiel pour améliorer la santé des patients à risque.

Le Figaro, 15/06/2026

Le Figaro souligne l’insuffisance du dépistage de la stéatose hépatique métabolique (MASLD), aussi connue sous le nom de « maladie du foie gras », qui touche un adulte sur trois en France. Cette maladie, exacerbée par la malbouffe et la sédentarité, peut évoluer vers des formes graves comme la cirrhose ou le cancer du foie. Bien que les outils de dépistage existent, leur accès reste limité, notamment en raison du manque de remboursement et de sensibilisation des médecins généralistes. De nouveaux traitements, tels que le resmetirom et le sémaglutide, offrent de l’espoir.

Le Figaro, 15/06/2026

Ici La Rochelle s’intéresse à la dépression périnatale et post-partum, en soulignant son impact sur la santé mentale des mères. Une étude de Santé publique France et de l’Inserm révèle que le suicide est la principale cause de mortalité chez les jeunes mères, mettant en évidence l’importance de libérer la parole et d’offrir un soutien adapté.

Ici La Rochelle, 15/06/2026