Froid : le secret du capteur TRPM8 enfin percé – évaluation des résidus de pesticides et de leur impact sur la santé publique – diabète de type 1 : discriminations face à l’emploi – liens entre sommeil et mémoire – trisomie 21

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À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.

Froid : le secret du capteur TRPM8 enfin percé

Le Figaro revient sur les découvertes d’une équipe de chercheurs américains sur le mécanisme par lequel la sensation de froid, ou de frais, est transmise à notre système nerveux, en se concentrant sur la protéine TRPM8. Cette protéine, située dans les neurones sensoriels, agit comme un canal ionique qui s’ouvre en dessous de 25°C ou en présence de menthol, permettant aux ions de transformer le signal thermique ou chimique en signal électrique. Patrick Delmas, directeur de recherche CNRS au Centre de recherche en cardiovasculaire et nutrition (Aix Marseille Université-Inserm-Inrae), explique que « TRPM8 est la seule protéine sensible au froid véritablement définie comme telle ». Les chercheurs ont utilisé la spectrométrie de masse pour observer comment le froid déclenche le mouvement de la protéine, ce qui pourrait expliquer pourquoi certaines personnes sont plus sensibles au froid que d’autres. L’étude vise également à développer des médicaments pour traiter l’hypersensibilité au froid, bien que Patrick Delmas note qu’« il serait probablement plus facile de développer des molécules qui ciblent les domaines de TRPM8 spécifiquement sensibles au froid ».

Le Figaro, 17/04/2026

Évaluation des résidus de pesticides et de leur impact sur la santé publique 

Dans une interview accordée à L’Express, le toxicologue Xavier Coumoul, directeur de recherche à l’Inserm, critique la manière dont les agences sanitaires évaluent les résidus de pesticides et leur impact potentiel sur la santé publique. Il souligne la nécessité d’élargir les données analysées par ces agences, dénonçant une « instrumentalisation de la science » et une approche insuffisante face aux incertitudes scientifiques. Xavier Coumoul plaide pour une plus grande intégration des données toxicologiques dans les études épidémiologiques, affirmant que cela « permet d’apporter un éclairage sur les mécanismes possiblement à l’œuvre ». Il critique également la polarisation du débat public entre rassuristes et alarmistes, soulignant que la littérature scientifique offre un panorama plus nuancé. L’interview aborde une étude franco-péruvienne sur les pesticides et le cancer, qui bien que novatrice, ne démontre pas un lien de causalité direct. Xavier Coumoul appelle à une application plus rigoureuse du principe de précaution et à des réformes réglementaires, tout en soulignant la complexité des interactions entre polluants et santé.

www​.lexpress​.fr, 16/04/2026

En bref

Le Monde met en lumière les obstacles persistants que rencontrent les personnes atteintes de diabète de type 1 pour accéder à certains métiers, malgré la loi de 2021 qui devait alléger ces restrictions. Le rapport de la Fédération française des diabétiques, publié le 16 avril, dénonce ces discriminations. L’Inserm estime qu’au moins 300 000 personnes en France sont concernées. Malgré les avancées médicales, des professions comme la police, l’armée ou la SNCF continuent de juger ces candidats inaptes, en raison du risque d’hypoglycémie.

www​.lemonde​.fr, 16/04/2026

Nord Éclair explore le fondement scientifique de l’expression « la nuit porte conseil ». Le média montre comment le sommeil aide à la mémorisation et à la résolution de problèmes. L’Inserm indique sur son site internet que les liens entre sommeil et mémoire sont connus depuis longtemps : « À la fin du XIXe siècle, les premières expériences de privation de sommeil, conduites sur plus de trois jours, ont décrit une altération des capacités mnésiques. »

Nord Eclair, 17/04/2026

Selon Slate, des chercheurs du Beth Israel Deaconess Medical Center à Boston ont réussi à neutraliser en laboratoire le chromosome surnuméraire, responsable de la trisomie 21. Grâce à l’outil d’édition génétique CRISPR, ils ont inséré un gène naturel (XIST) dans le troisième chromosome 21 de cellules humaines, parvenant ainsi à le « mettre en veille ». Cette avancée, qui sera prochainement testée sur des souris, constitue une rupture et un immense espoir pour développer une future thérapie chromosomique.

www​.slate​.fr, 16/04/2026