Dégradation du sommeil des Français – traitements par cellules souches pour traiter Parkinson et l’insuffisance cardiaque – impact du stress sur les choix électoraux – sclérose en plaques – relations amoureuses redéfinies

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À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.

Sommeil des Français dégradé : une société « chronobiologiquement toxique »

Le Monde, Dr. Good !, notretemps​.com, lequotidiendumedecin​.fr, France Inter et Radio Classique alertent sur la dégradation du sommeil des Français. Une enquête OpinionWay pour l’Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV), publiée le 10 mars, en amont de la 26e Journée du sommeil le 13 mars, indique qu’en semaine le temps de sommeil moyen atteint 6h 50, soit 14 minutes de moins qu’en 2024 et nettement sous les recommandations. Un quart des Français dort moins de six heures, avec des conséquences sur la fatigue et la santé, notamment cardiovasculaire et mentale. Selon le Dr Claude Gronfier, directeur de recherche à l’Inserm, cette détérioration est liée aux modes de vie actuels : « Notre société est chronobiologiquement toxique ». Parmi les facteurs en cause figurent le manque d’exposition à la lumière naturelle (71% des Français passent moins d’une heure par jour dehors), l’excès de lumière artificielle le soir et l’hyperconnexion. Les nuisances sonores ou thermiques peuvent aussi perturber le repos. Les notifications des téléphones provoquent par exemple des micro-réveils car, comme l’explique Armelle Rancillac, chercheuse en neurosciences à l’Inserm « quand on dort, le cerveau met en place des filtres mais il reste connecté à l’environnement ». Face à ces troubles, la mélatonine est largement utilisée, mais son efficacité demeure limitée et son usage doit être encadré.

Le Monde Science & Médecine, 11/03/2026 ; Dr. Good!, 03 – 04/2026 ; www​.notretemps​.com, 10/03/2026 ; www​.lequotidiendumedecin​.fr, 10/03/2026 ; France Inter, 10/03/2026 ; Radio Classique, 10/03/2026

Cellules iPS : avancées prometteuses contre Parkinson

La Croix informe que le Japon a récemment approuvé deux traitements innovants utilisant des cellules souches pluripotentes induites (iPS) pour traiter la maladie de Parkinson et l’insuffisance cardiaque. Ces avancées médicales reposent sur la reprogrammation de cellules adultes en cellules iPS, une technologie qui a valu un prix Nobel en 2012. En parallèle, en France, l’Inserm participe à un consortium international pour créer des banques mondiales de cellules iPS. L’institut explore également des applications potentielles pour d’autres maladies, telles que la sclérose latérale amyotrophique et la dégénérescence maculaire liée à l’âge. Cependant, l’Inserm soulève des questions éthiques concernant le consentement des donneurs et les risques de mutations génétiques. Ces développements promettent de transformer la médecine, mais nécessitent des contrôles rigoureux pour garantir la sécurité des traitements.

www​.la​-croix​.com, 10/03/2026

En bref

À l’approche des élections de mars 2026 et 2027, Doctissimo présente une étude de l’Inserm, dirigée par le neuroscientifique Dezső Németh, qui explore l’impact du stress sur les choix électoraux. Publiée en 2024 dans Current Opinion in Behavioral Sciences, cette recherche révèle que le stress et le sentiment de menace influencent la façon dont le cerveau traite l’information politique, menant à des décisions rapides et simplifiées. Dezső Németh explique que, sous pression, le cerveau tend à abandonner l’analyse approfondie pour privilégier un traitement plus automatique.

doctissimo​.fr, 10/03/2026

Les DNA mettent en lumière les essais cliniques menés au Centre d’investigation clinique de Strasbourg pour mieux traiter la sclérose en plaques. Le premier essai, Totem, teste la testostérone pour réparer la myéline, basé sur des recherches du CNRS, Inserm et Université de Strasbourg. Le second, Twins, explore l’arrêt des traitements chez les plus de 55 ans, en raison de l’immunosénescence. Ces études, soutenues par le ministère de la Santé, visent à affiner les traitements et à ouvrir la voie à la médecine personnalisée.

DNA, 11/03/2026

France Inter indique que, dans un contexte où les réalités économiques et les attentes personnelles redéfinissent les relations amoureuses, l’indépendance et la communication deviennent les clés de la longévité des couples, qui s’éloignent du modèle fusionnel traditionnel. En matière de sexualité, une étude de l’Inserm souligne que si les jeunes ont des rapports moins fréquents, ceux-ci sont jugés plus satisfaisants, notamment grâce à un meilleur dialogue sur les désirs. Bien que le mouvement MeToo ait renforcé cette communication sur le consentement, les progrès restent lents dans des domaines comme la contraception, qui demeure une charge pesant majoritairement sur les femmes.

France Inter, 10/03/2026