À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.
Le bruit routier associé à des difficultés relationnelles chez les enfants
Le Figaro présente une étude publiée dans la revue The Lancet Public Health, qui met en lumière l’impact du bruit routier sur la santé mentale des enfants. Réalisée par Éloi Chazelas, chercheur à l’Inserm, l’étude révèle qu’une exposition persistante au bruit du trafic avant l’âge de 5 ans est liée à des difficultés émotionnelles ultérieures. L’étude s’appuie sur la cohorte Elfe, qui suit la santé d’enfants nés en 2011. Les chercheurs ont mesuré le bruit auquel près de 8 000 enfants étaient exposés à différents âges. Ils constatent qu’un tiers des enfants vivent dans des environnements avec un bruit régulier supérieur à 60 décibels, seuil considéré comme nocif. Les troubles psychologiques ont été évalués à 10 ans et demi à l’aide d’un questionnaire parental. Les résultats montrent qu’une exposition à des niveaux élevés de bruit routier est associée à une augmentation de 4 % des difficultés relationnelles chez les enfants. Éloi Chazelas souligne que ces résultats, bien que semblant faibles individuellement, sont significatifs à l’échelle de la population. Il précise que d’autres facteurs environnementaux ont été écartés, rendant l’impact du bruit spécifique.
Le Figaro, 31/08/2026
Consulter le communiqué de presse du 25 août.
Impacts de l’isolement sur la santé
Selon Le Monde, la solitude, affectant un sixième de la population, a des impacts majeurs sur la santé, ce qui a poussé l’Organisation mondiale de la santé à promouvoir la prescription sociale comme priorité de santé publique. En France, cette approche a été expérimentée dans la banlieue de Lyon, où des médecins orientent les patients vers des activités locales pour améliorer leur bien-être. Le dispositif, qui inclut un suivi par un agent de liaison, a montré des résultats positifs, notamment en aidant les patients à reprendre confiance et à réduire les douleurs. Les médecins du centre Le Jardin à Bron ont également constaté des améliorations en santé mentale et physique grâce à ces activités. L’expérimentation a été saluée par la Fédération française pour les liens sociaux, qui a collaboré avec l’Inserm pour évaluer son impact sur 500 patients en Île-de-France. D’autres initiatives sont prévues, notamment dans les régions rurales, pour tester et étendre ce dispositif avec le soutien de partenaires comme AG2R La Mondiale.
Le Monde, 28/08/2026
En bref
Dans une interview accordée à France Culture, Jean-Marc Lemaître, directeur de recherche à l’Inserm et codirecteur de l’Institut de médecine régénératrice et de biothérapie à Montpellier, explique que le vieillissement « n’est pas un destin immuable » et que ses recherches visent à « reprogrammer des cellules » pour inverser ce processus. Il souligne que « les cellules sénescentes », qui augmentent avec l’âge, peuvent être mesurées et potentiellement éliminées grâce à des « molécules sénolytiques », ce qui pourrait prolonger la vie en bonne santé. Bien que les essais sur l’humain soient complexes, des tests sur la peau sont envisagés pour démontrer la faisabilité de ces approches.
France Culture – 29/08/2026
Le Monde souligne la réponse rapide et coordonnée des chercheurs pour contrer l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo, causée par la rare souche Bundibugyo. Depuis la déclaration officielle de l’épidémie, des essais cliniques ont été lancés afin d’évaluer l’efficacité de traitements prometteurs, notamment l’anticorps monoclonal MBP134 et l’antiviral remdésivir. Parallèlement, le vaccin Ervebo est également testé contre cette souche. Marie Jaspard, encadrante de l’essai Ebo-Pep et infectiologue rattachée à l’hôpital Saint-Antoine et à l’Inserm, estime qu’il s’agit d’une « stratégie rassurante », permettant d’assurer un suivi rapide des participants.
Le Monde, 28/08/2026
Le Figaro informe que près de 139 000 femmes excisées vivent en France, bien qu’aucune pratique ne soit recensée sur le territoire. Fatoumata Sylla, chercheuse en santé publique à l’Inserm, souligne que « les séjours dans des pays à risque peuvent exposer certaines jeunes filles à des pressions familiales ». L’excision, souvent perpétrée à l’étranger, est une mutilation sévère qui cause des séquelles physiques et psychologiques. La prévention et le dialogue sont cruciaux pour protéger les jeunes filles, un défi pour les professionnels de santé et l’éducation.
Le Figaro, 29-30/08/2026