Loi sur l’aide à mourir – le « peau à peau » favorise le développement cognitif des prématurés – réveils nocturnes – de plasticité cérébrale – rêves lucides

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À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.

Les établissements privés obtiennent une exemption dans la loi sur l’aide à mourir

L’Opinion analyse les répercussions d’une mesure adoptée par le Conseil constitutionnel concernant la loi sur l’aide à mourir, adoptée par le Parlement le 15 juillet 2026. Cette mesure permet aux établissements privés de refuser de pratiquer le suicide assisté et l’euthanasie, une victoire pour les opposants à la loi. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, avait saisi les Sages, arguant que l’obligation de pratiquer ces procédures affectait la « liberté d’entreprendre » des établissements. Jean-René Berthélémy, président de la Fédération nationale des institutions de santé d’action sociale d’inspiration chrétienne, a exprimé sa satisfaction, déclarant que cette décision « efface la crainte que nous avions depuis des années de devoir mettre en œuvre ces dispositions avec lesquelles nous ne sommes pas d’accord ». Cependant, une limite a été posée : l’exemption ne s’applique que si d’autres établissements peuvent répondre aux besoins locaux. Jonathan Denis, président de l’Association pour le droit à mourir dans la dignité, avertit que cette exemption pourrait rendre « le droit ineffectif à certains endroits », créant des « inégalités » pour les patients en fin de vie. Les établissements concernés incluent cliniques, Ehpad et maisons d’accompagnement, représentant près d’un quart des soins palliatifs en France.

L’Opinion, 19/08/2026

Prématurés : le « peau à peau » favorise le développement cognitif

Dans une interview accordée à RFI, Ayoub Mitha, pédiatre néonatologiste et chercheur Inserm, discute des avantages de la méthode « peau à peau » pour les bébés nés prématurés. Il explique que cette pratique consiste à placer le nouveau-né « nu avec seulement une couche, à même la peau de son parent, poitrine contre poitrine », favorisant ainsi le développement cognitif et le lien affectif. Une étude menée par l’Inserm a montré que cette méthode améliore le « devenir cognitif à cinq ans » avec une augmentation de « 2,5 à 3 points » sur des scores standardisés. Malgré les recommandations de l’OMS, Ayoub Mitha souligne que la mise en œuvre de cette pratique varie et dépend des ressources disponibles dans les unités néonatales. Il mentionne également l’importance du soutien d’associations comme SOS Préma et évoque le « challenge peau à peau » pour promouvoir cette méthode.

RFI, 18/08/2026

En bref

Le Monde explore les réveils nocturnes à heure fixe, qui ne sont pas forcément synonymes d’un trouble et sont liés aux cycles de sommeil. Selon Claude Gronfier, directeur de recherche au Centre de recherche en neurosciences de l’Inserm à Lyon, « ces micro-éveils sont un moyen pour le cerveau de vérifier que l’environnement est sûr et propice au sommeil ». Benjamin Putois, chercheur en sciences cognitives, note qu’un réveil à heure fixe constitue un indicateur d’éveil physiologique normal entre deux cycles. Armelle Rancillac, chercheuse Inserm au Collège de France, et Isabelle Poirot, psychiatre au CHU de Lille, expliquent que les répercussions durant la journée permettent de la caractériser.

Le Monde, 19/08/2026

Dans une interview accordée à France Culture, Chantal Delon-Martin, chargée de recherche Inserm à l’Institut des Neurosciences de Grenoble, explique que « la notion de plasticité cérébrale » a révolutionné la compréhension du développement du cerveau, montrant qu’il peut se remodeler tout au long de la vie. Elle souligne que la substance blanche, souvent perçue comme passive, subit également des changements majeurs à quatre âges clés : 9, 32, 66, et 83 ans, correspondant à des phases de développement et de déclin cognitif. Ces découvertes remettent en question l’idée d’un vieillissement cérébral linéaire et ouvrent la voie à des recherches sur l’impact de ces âges sur le fonctionnement du cerveau.

France Culture, 18/08/2026

Le Parisien aborde le phénomène des rêves lucides, où les rêveurs prennent conscience qu’ils rêvent et peuvent parfois contrôler le scénario de leurs rêves. Selon l’Inserm, 55% des adultes font au moins un rêve lucide au cours de leur vie, et 23% en font deux ou plus chaque mois. Le média explore les expériences variées des rêveurs lucides, leurs bénéfices potentiels, notamment thérapeutiques, mais aussi les défis et les incertitudes scientifiques qui entourent ce phénomène.

Le Parisien, 19/08/2026