Mortalité infantile – un donneur de sperme a transmis une mutation génétique rare à près de 200 enfants – un apport élevé en fibres pourrait réduire la fréquence des migraines – mémoire des personnes âgées – impact de la natation sur l’arthrose

Ces boutons servent à modifier la taille des textes /

À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.

Rapport de l’Igas sur la mortalité infantile

Dans un entretien accordé au Point, Yves Ville, gynécologue-obstétricien, réagit vivement au rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) sur la mortalité infantile, publié début août 2026. Il qualifie ce rapport d’obèse mais pas solide, et se dit, avec ses confrères, « choqué par l’emphase mise sur le fait de balayer d’un revers de main la nécessité de restructuration du réseau de centres hospitaliers de périnatalité ». Tandis que l’Igas juge prédominants les « facteurs d’ordre populationnel », Yves Ville soutient que « le cœur du problème » est « un manque de lits de néonatologie et l’inégalité de la répartition de ces lits sur le territoire », essentiels pour prendre en charge la prématurité. Il insiste sur l’importance du personnel qualifié présent 24 h/24, un facteur crucial souvent absent dans les petites structures. Pour appuyer son analyse, il cite une enquête de l’Inserm : « Une enquête de l’Inserm, il y a quelques années, a montré que la présence d’une équipe complète sur place 24 heures sur 24 était déterminante pour la survie à la fois de l’enfant et de la mère en bonne santé. 80% des maternités qui pratiquent moins de 1 000 accouchements par an ne disposent pas de cette présence. »

lepoint.fr, 11/08/2026

En Bref

Le magazine Science & Vie informe qu’un donneur de sperme danois a involontairement transmis une mutation génétique rare à près de 200 enfants, augmentant leur risque de développer des cancers infantiles. Selon un rapport de l’Inserm publié en 2019, entre 15% et 25% des couples français sont concernés par des difficultés à concevoir après 12 mois de tentatives non protégées. L’infertilité touche aussi bien les femmes que les hommes et peut être due à divers facteurs. Le don de sperme reste une solution pour certains couples confrontés à des difficultés à concevoir, mais ce cas montre qu’une anomalie génétique du donneur peut ne pas être détectée lors du dépistage.

www.science-et-vie.com, 17/08/2026

Top Santé présente une étude américaine suggérant qu’un apport élevé en fibres, notamment par la consommation de pommes, pourrait réduire la fréquence des migraines. Entre 1999 et 2004, le programme NHANES a analysé les données de 12 710 adultes. Publiés en 2022 dans Frontiers in Nutrition, les résultats montrent qu’une augmentation de 10 g de fibres par jour était associée à une baisse d’environ 11 % de la prévalence des migraines. L’Inserm indique que la migraine touche environ 12% de la population française.

topsante.com, 17/08/2026

Doctissimo explore la mémoire des personnes âgées, révélant que certains souvenirs autobiographiques persistent malgré le vieillissement. Selon l’Inserm, la mémoire se divise en plusieurs systèmes, dont la mémoire autobiographique qui conserve des souvenirs personnels précis. Les odeurs et la musique, par effet Proust, peuvent raviver ces souvenirs. Cependant, se souvenir de détails anciens n’indique pas nécessairement une bonne santé cognitive. Des consultations spécialisées existent pour évaluer les troubles de mémoire, et un mode de vie actif peut aider à préserver les capacités cognitives.

Doctissimo.fr, 17/08/2026

Femme Actuelle analyse l’impact de la natation sur l’arthrose. L’Inserm recommande une activité physique modérée pour ralentir la progression de l’arthrose, qui touche 65% des plus de 65 ans. Le Dr Bruno Lévy, chirurgien orthopédiste, souligne que la natation, peu traumatisante, décharge les articulations du poids du corps, bénéfique pour les genoux et hanches. Cependant, il met en garde contre certains styles de nage, comme la brasse, qui peuvent nuire aux genoux et épaules. Adapter la pratique et consulter un médecin en cas de douleur prolongée est conseillé.

Femmeactuelle.fr, 11/08/2026