Dopage et musculation : hausse de l’usage des peptides chez les jeunes – pesticides : risque accru de SLA chez les professionnels – impact des passoires thermiques sur la santé – Ebola : essai clinique Ebo-Pep – augmentation des maladies cardiaques chez les jeunes femmes

Ces boutons servent à modifier la taille des textes /

À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.

Dopage et musculation : hausse de l’usage des peptides chez les jeunes

L’AFP met en lumière une tendance inquiétante où des jeunes, surtout des adeptes de musculation, utilisent des peptides interdits pour optimiser leur corps, malgré des risques pour la santé. Thomas, un bodybuilder de 21 ans, s’injecte quotidiennement des peptides comme le GHK-Cu et le Retatrutide, vantant leurs effets sur la peau et l’appétit. Ces molécules, non autorisées en France, sont promues sur les réseaux sociaux, mais manquent de preuves scientifiques solides. Armelle Rancillac, chercheuse en neurosciences à l’Inserm, souligne que ces molécules « n’ont souvent pas été testées chez l’humain ». L’ANSM a déjà reçu des signalements d’hospitalisations liées à leur usage. Ces produits, souvent achetés en ligne, échappent au contrôle pharmaceutique. Le sociologue Fabien Ohl évoque une vision du corps comme un capital à valoriser, alimentant cette tendance risquée.

AFP, 14/08/2026

Pesticides : un risque accru de SLA chez les professionnels

The Conversation revient sur une récente étude qui suggère que l’exposition professionnelle aux pesticides pourrait augmenter le risque de sclérose latérale amyotrophique (SLA) de 61 à 71%, bien que la contribution exacte de cette exposition par rapport à d’autres facteurs ne soit pas clairement établie. La SLA, également connue sous le nom de maladie de Charcot, est une maladie neurodégénérative sévère avec une survie moyenne de seulement deux à trois ans après le diagnostic. Selon l’Inserm, en France, 2,5 nouveaux cas pour 100 000 habitants sont diagnostiqués chaque année. Les chercheurs ont analysé les résultats de huit études menées dans différents pays pour arriver à ces conclusions, mais soulignent que les différences méthodologiques entre les études rendent difficile l’établissement d’une relation de causalité directe. Les résultats indiquent que l’exposition aux herbicides est particulièrement associée à un risque accru de SLA, mais des biais de mémorisation et d’autres facteurs de risque potentiels, comme les traumatismes crâniens, n’ont pas pu être complètement dissociés. Ces travaux soulignent la nécessité de recherches plus approfondies pour identifier les mécanismes précis et les substances chimiques impliquées, ainsi que l’importance de considérer la combinaison de facteurs génétiques et environnementaux dans le développement de la SLA.

theconversation.com, 13/08/2026

En bref

Le Progrès aborde l’impact des passoires thermiques sur la santé, en évoquant un lien entre ces logements et le risque d’hospitalisation. Émeline Lequy-Flahault, chercheuse Inserm au Centre de recherche en épidémiologie et santé des populations, explique que les habitants de logements mal isolés présentent « un surrisque d’hospitalisation non programmée, toutes causes confondues ». L’étude de l’Inserm montre des associations entre les vagues de chaleur et les hospitalisations, notamment pour des causes cardiovasculaires ou néphrologiques chez les habitants de logements classés F ou G au DPE. Le projet CoolSleep vise à aider ces habitants à mieux dormir en été.

Le Progrès, 14/08/2026

Dans un entretien accordé à Ouest France, Marie Jaspard, médecin spécialiste des maladies infectieuses et tropicales et chercheuse à l’Inserm, présente son essai clinique Ebo-Pep, visant à évaluer un traitement antiviral destiné aux personnes ayant été en contact à haut risque avec le virus Ebola en République démocratique du Congo (RDC). L’essai a débuté avec une cinquantaine de patients à Bunia, dans la province de l’Ituri, avec un objectif de 1 000 participants. L’étude vise à recueillir des données de qualité avant son élargissement à d’autres centres. Les premiers résultats seront analysés après l’inclusion de 30 cas.

Ouest France, 14/08/2026

International New York Times souligne une augmentation des maladies cardiaques chez les jeunes femmes. D’ici 2050, près d’un tiers des femmes âgées de 20 à 44 ans pourraient être touchées, contre un quart aujourd’hui. Les facteurs de risque, tels que l’obésité, l’hypertension et le diabète apparaissent plus tôt et ont un impact plus sévère chez les femmes. Des mesures préventives, comme surveiller la pression artérielle et adopter un mode de vie sain, sont cruciales. Des facteurs spécifiques aux femmes, comme la ménopause précoce, augmentent également le risque.

International New York Times (Etats-Unis), 14/08/2026