Aliments ultra-transformés : un lien confirmé avec le cancer et le diabète – virus Ebola en RDC – impact des produits cosmétiques sur l’exposition aux substances chimiques – Enhanced Games : une compétition sportive autorisant le dopage – injections de GLP‑1 : une piste thérapeutique contre l’alcoolisme – peptides

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À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.

Aliments ultra-transformés : un lien confirmé avec le cancer et le diabète

AFP informe que la consommation d’aliments ultra-transformés, incluant certains colorants et conservateurs, augmente les risques de maladies graves comme le cancer, le diabète et les maladies cardiovasculaires. Ces conclusions émanent de trois études françaises publiées le 14 mai dans les revues Diabetes Care, European Journal of Epidemiology et European Heart Journal. Mathilde Touvier, directrice de recherche à l’Inserm a supervisé ces études. Cette recherche s’appuie sur la cohorte NutriNet-Santé, avec plus de 100 000 participants. Dans un communiqué, l’Inserm souligne que ces travaux visent à « éclairer les politiques publiques ». Les études révèlent que les consommateurs élevés de colorants alimentaires ont un risque accru de 38% de diabète de type 2 et de 14% de cancer. De même, les gros consommateurs de conservateurs présentent un risque d’hypertension accru de 24%. Mathilde Touvier rappelle « sur 104 études qui regardent les liens entre les aliments ultratransformés et la santé, 93 montrent ces effets délétères de manière très cohérente ». Ces résultats renforcent l’appel à réduire l’exposition aux additifs alimentaires et à privilégier les aliments peu transformés, selon le Programme national Nutrition santé.

AFP, 21/05/2026

Lire le communiqué de presse du 21 mai.

Ebola : Antoine Flahaut appelle à une mobilisation internationale

Dans une interview accordée à France Inter, Antoine Flahaut, épidémiologiste et chercheur à l’Inserm, parle de la résurgence du virus Ebola en République Démocratique du Congo, soulignant l’importance cruciale de l’information fondée sur des preuves scientifiques pour lutter contre les épidémies. Il rappelle que « la mesure la plus efficace […] pour le Covid ça avait été l’information fondée sur des bonnes preuves scientifiques ». Concernant le virus Ebola, il explique que « c’est une maladie extrêmement grave » qui survient souvent dans des zones compliquées, touchées par des conflits armés et avec des infrastructures sanitaires fragiles. Il souligne qu’« on a déjà mis plus de quatre semaines avant de la repérer », ce qui a permis au virus de se diffuser. Antoine Flahaut évoque également le manque de moyens pour lutter efficacement contre l’épidémie, en partie dû à une baisse de l’aide internationale, et appelle à une « mobilisation internationale » pour éviter une crise humanitaire et sanitaire plus grave.

France Inter, 20/05/2026

En bref

France Culture évoque l’impact des produits cosmétiques sur l’exposition aux substances chimiques. Selon une étude, publiée dans Environmental International, en réduisant l’utilisation de ces produits, l’exposition à des composés comme le bisphénol A diminue de 20 à 60% en seulement cinq jours. Claire Philippat, chargée de recherche à l’Inserm, explique que ces substances « ne sont pas stockées dans les graisses et sont donc rapidement éliminées ». Cette réduction pourrait également générer des bénéfices économiques pour l’État en diminuant les cas d’asthme liés à l’exposition prénatale.

France Culture, 21/05/2026

Reprise du communiqué de presse du 22 avril.

France Inter présente un débat autour des Enhanced Games, une compétition sportive autorisant le dopage qui se tiendra dimanche à Las Vegas. Jean-Noël Missa, médecin et docteur en philosophie, directeur de recherches au Fonds de la Recherche Scientifique et membre du comité d’éthique de l’Inserm, exprime son point de vue sur cette initiative. Il estime que ces jeux sont « une initiative intéressante qu’il faut prendre bien sûr avec un peu d’humour mais qui soulève des questions pertinentes ». Il explique que le débat sur le dopage s’inscrit dans un cadre plus large sur la « médecine d’amélioration ».

France Inter, 20/05/2026

L’Express explore le potentiel des injections de GLP‑1, utilisées dans le traitement de l’obésité, comme piste thérapeutique contre l’alcoolisme. Une étude publiée début mai dans The Lancet montre une diminution significative de la consommation d’alcool chez des participants obèses traités par ces injections. Bien que ces résultats soient prometteurs, ils nécessitent encore des investigations complémentaires. Mickael Naassila, directeur de recherche à l’Inserm et spécialiste des conduites addictives, souligne que « les interrogations restent nombreuses », notamment concernant les effets à long terme.

L’Express, 20/05/2026

Le Parisien alerte sur la tendance inquiétante de la vente de peptides expérimentaux, promus par des influenceurs sur les réseaux sociaux. Ces peptides, bien que présents naturellement dans le corps humain, sont interdits en France et leur efficacité ainsi que leur sécurité sont remises en question. L’Inserm souligne qu”« aucun essai clinique de grande ampleur, randomisé et contrôlé, mené chez l’humain, n’a confirmé les effets » supposés de ces peptides, et l’Agence nationale de sécurité du médicament avertit que la vente en ligne de ces produits est illégale et potentiellement dangereuse.

Le Parisien, 21/05/2026

Consulter le Canal Détox publié le 4 février 2026.