Réduire ses cosmétiques : jusqu’à 60% de polluants en moins dans l’organisme
Dans une interview accordée à Rfi dans l’émission Priorité santé, Claire Philippat, chercheuse à l’Inserm, rapporte les résultats d’une étude menée par son équipe de recherche à Grenoble. Celle-ci montre qu’une réduction de l’utilisation des cosmétiques pendant seulement cinq jours peut diminuer l’exposition à certains polluants et perturbateurs endocriniens, tels que les parabènes et le bisphénol A, avec des baisses allant de 20 à 60%. Claire Philippat explique que cette diminution rapide est due au fait que ces composés ne sont pas stockés dans les graisses et sont rapidement éliminés de l’organisme. Elle souligne que malgré l’interdiction du bisphénol A dans certains produits, sa présence dans les cosmétiques pourrait être due à la contamination lors de la fabrication ou par l’emballage. Claire Philippat insiste sur la nécessité d’une réglementation plus stricte et globale. « La meilleure façon de protéger l’ensemble de la population de façon égalitaire, c’est bien sûr la réglementation. », a‑t-elle, déclaré. Elle encourage également à consommer moins et mieux, tout en privilégiant des produits avec des listes d’ingrédients courtes et sans emballages plastiques.
Rfi, 19/05/2026
Lire le communiqué de presse : https://presse.inserm.fr/reduire-son-usage-des-cosmetiques-permet-de-reduire-rapidement-lexposition-a-certains-polluants-chimiques-et-perturbateurs-endocriniens-comme-le-bisphenol‑a/72662/
Expertise collective sur le dopage
Le Progrès s’intéresse au rapport sur le dopage publié le 24 avril 2026 par l’Inserm, qui souligne la démocratisation des stéroïdes anabolisants en musculation. Ces substances, proches de la testostérone, sont utilisées illégalement pour augmenter la masse musculaire. « Chez les sportifs fréquentant les salles de sport, les prévalences de consommation de SAA sont en moyenne nettement plus élevées que dans la population générale », note l’Inserm. Le rapport met également en lumière des risques cardiovasculaires et addictifs accrus, notamment une « hypertrophie du ventricule cardiaque gauche ». Depuis 2022, la consommation a augmenté, surtout chez les 12 – 30 ans.
www.leprogres.fr, 19/05/2026
Lire le dossier de presse : https://presse.inserm.fr/expertise-collective-inserm-dopage-et-pratiques-dopantes-en-milieu-sportif/72698/
En bref
Santé Magazine rapporte qu’un nouveau comprimé oral, pris une fois par nuit, a montré son efficacité pour contrôler l’apnée obstructive du sommeil lors d’un essai clinique de phase III. Ce médicament, nommé AD109, agit sur les mécanismes neuromusculaires sous-jacents de la maladie, réduisant les interruptions respiratoires et améliorant l’oxygénation sanguine. Les résultats de l’étude montrent que plus de 40% des patients ont constaté une amélioration de la gravité de leur apnée, avec 18% obtenant une maîtrise complète de la maladie. L’essai, mené sur 69 sites aux États-Unis et au Canada, souligne l’importance de cette nouvelle approche pour les patients ne tolérant pas la ventilation en pression positive continue.
www.santemagazine.fr, 19/05/2026
Lire le dossier sur l’apnée du sommeil : https://www.inserm.fr/dossier/apnee-sommeil/
Le Figaro révèle que les députés exercent une pression croissante sur l’exécutif pour l’application d’une loi adoptée le 29 janvier 2025 visant à améliorer la prise en charge des soins liés au cancer du sein. Bien que la loi ait été promulguée, plusieurs mesures, comme le remboursement intégral de certains soins et produits, n’ont pas encore été mises en œuvre. Les responsables politiques critiquent l’inaction gouvernementale, attribuée à des blocages budgétaires et à l’instabilité politique. De leur côté, les autorités promettent des avancées, avec des décrets en préparation concernant les soins de confort.
Le Figaro, 20/05/2026
Presse Océan partage les résultats d’une étude menée entre 2019 et 2021 par les médecins urgentistes du CHU de Nantes, en collaboration avec l’hôpital Bichat-Claude Bernard à Paris et l’Inserm. Cette étude a analysé le microbiote intestinal de 143 patients, révélant que 15 % avaient acquis une bactérie multirésistante après un mois. « Dans la majorité des cas, il ne se passera rien. Mais il y a un risque de diffusion de cette bactérie à d’autres », expliquent le Dr Quentin Le Bastard et le Pr Emmanuel Montassier, médecins urgentistes au CHU de Nantes.
Presse Ocean, 20/05/2026