À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.
Hantavirus : mobilisation de la recherche
Le Monde et Le Parisien informent sur la mobilisation de la recherche face au hantavirus de la souche Andes après des cas mortels à bord du bateau de croisière « Hondius ». Yazdan Yazdanpanah, directeur de l’Agence nationale de recherches sur le sida et les hépatites virales Maladies infectieuses émergentes (ANRS-MIE, Inserm), a observé : « À la différence de la pandémie de Covid-19, où les projets s’étaient lancés le plus souvent dans l’urgence, sans grande coordination, la recherche a été anticipée et coordonnée au niveau européen et international. » Eric d’Ortenzio, épidémiologiste à l’ANRS-MIE, Inserm, a souligné l’importance des antiviraux : « L’enjeu de ces molécules qui agissent sur la réplication virale est de les administrer avant l’apparition des symptômes ou vraiment au début. » Patrick Peretti-Watel, sociologue de l’Inserm, a mis en avant les conséquences psychologiques de l’infodémie : « Ce terme utilisé par l’OMS décrit la saturation de l’espace médiatique par des informations sanitaires plus ou moins fiables. » Le 15 mai, l’OMS a lancé une étude sur « l’histoire naturelle de la maladie », impliquant 20 pays, avec l’ANRS-MIE et l’Inserm coordonnant les efforts en Europe dans le cadre du programme Pandemic Preparedness Be Ready.
Lemonde.fr, 18/05/2026 ; Le Parisien, 16/05/2026
Les dangers du mode de vie moderne pour le cerveau
Dans une interview accordée à M6 dans l’émission Zone Interdite, Armelle Rancillac, chercheuse à l’Inserm en neurosciences, met en lumière les dangers que notre mode de vie moderne représente pour le cerveau. Elle souligne que des habitudes telles que « passer des heures sur notre téléphone, manger trop sucré, se coucher trop tard » peuvent altérer nos capacités cérébrales. Armelle Rancillac explique que le cerveau, baignant dans du liquide cérébrospinal, se nettoie pendant le sommeil lent, éliminant les toxines accumulées. Elle insiste sur l’importance du sommeil pour optimiser les fonctions cérébrales, notamment la mémoire et la capacité d’analyse. Elle évoque également la lumière bleue des écrans qui empêche la production de mélatonine, l’hormone du sommeil. Ce manque de sommeil peut avoir des conséquences dévastatrices sur notre intelligence et notre capacité à gérer le stress, selon Armelle Rancillac. Enfin, elle insiste sur la nécessité de réévaluer nos habitudes pour préserver notre santé cérébrale et éviter un déclin cognitif.
M6, 17/05/2026 ; M6, 17/05/2026 ;M6, 17/05/2026 ;M6, 17/05/2026
En bref
Dans une interview accordée à France Inter, Yann Nguyen, chercheur à l’Inserm, souligne que « l’audition est essentielle pour la communication et l’échange avec les autres », et qu’il est crucial de la préserver. Il explique que l’oreille est un organe complexe composé du pavillon, du conduit auditif, du tympan, et de la chaîne des osselets, et met en garde contre l’utilisation excessive de casques et écouteurs, recommandant plutôt « d’éviter tout court les casques écouteurs si possible ». Il évoque également la presbyacousie, une perte auditive liée à l’âge, en notant que « l’organe de l’audition est extrêmement fragile et ne se répare pas », soulignant l’importance de prendre soin de son audition.
France Inter, 18/05/2026 ; France Inter, 18/05/2026
La Montagne met en lumière les défis liés au diagnostic de l’endométriose, une maladie qui touche une femme sur dix en âge de procréer selon l’Inserm. Le diagnostic de cette pathologie complexe, aux symptômes variés et non spécifiques, prend actuellement entre 6 et 10 ans. Marianne Julien, gynécologue à l’hôpital d’Aurillac, souligne l’importance de la formation des professionnels de santé pour réduire ces délais. En Auvergne-Rhône-Alpes, un dispositif régional facilite une prise en charge multidisciplinaire. La sensibilisation nationale a également amélioré la reconnaissance des symptômes.
La Montagne, 19/05/2026
Dans une interview accordée à La Provence, Zoë Dubus, historienne de la médecine, spécialiste des psychotropes et postdoctorante à l’Inserm-Cermes3, souligne le potentiel des substances psychédéliques pour traiter des troubles psychiques, comme la dépression, les addictions ou l’anxiété. Elle rappelle que des recherches prometteuses ont été interrompues à la fin des années 1960, en raison de « décennies de panique morale ». Selon elle, ces substances peuvent produire des effets thérapeutiques rapides et durables, contrairement aux traitements classiques. Toutefois, leur développement reste freiné par des préjugés persistants, y compris dans le corps médical, ainsi que par le coût élevé des thérapies. Zoë Dubus appelle ainsi à instaurer un cadre légal afin de sécuriser leur usage thérapeutique.
La Provence, 17/05/2026