À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.
Xénogreffes : des avancées prometteuses face à la pénurie d’organes
Libération met en lumière l’accélération de la recherche sur les xénogreffes aux États-Unis et en Chine, alors que des centaines de patients français meurent chaque année en attente d’une greffe d’organe. Un laboratoire français, l’Institut de transplantation et de régénération d’organes (Pitor), à Paris, joue un rôle crucial pour éviter le rejet des greffons. Dirigé par le néphrologue Alexandre Loupy, ce laboratoire effectue des diagnostics précis sur les greffes, contribuant à des avancées significatives dans le domaine. Par exemple, Towana Looney, une Américaine, a survécu quatre mois avec un rein de porc génétiquement modifié, un record ensuite dépassé par Tim Andrews, qui a tenu neuf mois. Ces progrès offrent un espoir pour pallier la pénurie d’organes humains, malgré les risques éthiques et sanitaires soulevés par le Comité consultatif national d’éthique en France. La recherche progresse grâce à des outils comme Crispr-Cas9, développés par les biochimistes Emmanuelle Charpentier et Jennifer Anne Doudna, permettant de modifier l’ADN des porcs pour réduire les risques de rejet. En France, la collaboration entre le Pitor et les chercheurs américains est essentielle, bien que le pays soit en retard sur les plans réglementaire et financier. Soutenu par l’Inserm, le Pitor se prépare à des essais cliniques, espérant que la France établira bientôt un cadre législatif pour ces pratiques.
Libération, 09/04/2026
En bref
Dans une interview accordée à L’Express, Isabella Annesi-Maesano, épidémiologiste et ancienne directrice de recherche à l’Inserm, met en garde contre les risques sanitaires liés à l’exposition aérienne aux pesticides, notamment les effets aigus et chroniques sur la santé. Elle souligne que « tous ces effets sanitaires sont notamment décrits dans l’expertise collective de l’Inserm publiée en 2021, référence en France sur le sujet ». Ces risques restent difficiles à évaluer pour le grand public, faute de seuils réglementaires, ce qui complique la définition des mesures de protection.
www.lexpress.fr, 09/04/2026
RMC aborde le sujet de l’homéopathie et de son efficacité. L’homéopathie repose sur le principe de similitude, selon lequel une substance diluée est censée traiter des symptômes similaires. Contrairement aux médicaments, elle n’exige pas de démontrer son efficacité, seulement de respecter des normes de non-nocivité. Des études et méta-analyses indiquent que les traitements homéopathiques ne diffèrent pas du placebo, qui peut avoir une efficacité d’environ 30% sur certaines douleurs. L’Inserm souligne également le concept de « placebo honnête », dont l’efficacité peut être réduite de 10% par rapport à un placebo traditionnel.
RMC, 08/04/2026
Le Figaro Santé explore les récentes découvertes sur le thymus, un organe jadis négligé, dont l’importance pour la santé adulte est réévaluée. Selon Magali Irla, directrice de recherche à l’Inserm au Centre d’Immunologie de Marseille-Luminy (CIML), « pendant des années on nous a appris que la fonction thymique est essentielle chez l’enfant et qu’elle diminue avec l’âge. » Deux études publiées en mars dans la revue Nature révèlent qu’un thymus sain pourrait réduire la mortalité et améliorer la réponse aux traitements oncologiques. Florent Ginhoux, immunologiste, précise que le rôle du thymus pourrait être à la fois un reflet de l’état général et un acteur direct de la longévité.
Sante.lefigaro.fr, 09/04/2026