Grandes causes de décès en France en 2024 – une innovation française contre la sténose aortique – projet FReSH: recenser les données de recherche en santé humaine – NaCrE : étude du lien entre exposome et tumeurs cérébrales – maladie de Charcot : des molécules pour réparer les neurones endommagés

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À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.

Une étude nationale détaille les causes de décès en 2024

L’AFP, Libération, Notre Temps, Doctissimo et La Provence rapportent les résultats d’une vaste étude menée par l’Inserm, la Drees et Santé publique France, publiée le 23 juin 2026, portant sur les causes de décès en France en 2024. Cette étude révèle que les cancers et les maladies cardiovasculaires demeurent les principales causes de mortalité, représentant respectivement 27,1% et 21,2% des décès. Si la mortalité par cancer diminue globalement, certains types, comme le cancer du pancréas et les cancers respiratoires chez les femmes, continuent d’augmenter. Les maladies respiratoires, aggravées par une sévère épidémie de grippe durant l’hiver 2024-2025, ont causé 8,2% des décès, tandis que les décès liés au Covid-19 ont nettement reculé. Le taux de mortalité standardisé a légèrement diminué, atteignant 777,9 pour 100 000 habitants, mais reste supérieur aux projections d’avant la pandémie. L’espérance de vie a progressé pour s’établir à 85,8 ans pour les femmes et 80,2 ans pour les hommes. Les comorbidités, telles que l’hypertension et le diabète, jouent un rôle significatif et sont mentionnées dans environ un tiers des certificats de décès. Les premières estimations pour 2025 suggèrent une légère baisse des taux de mortalité liés aux cancers et aux maladies cardiovasculaires, bien que le nombre total de décès pourrait rester élevé en raison du vieillissement de la population.

AFP, 23/06/2026, liberation.fr, 23/06/2026, notretemps.com, 23/06/2026, doctissimo.fr, 23/06/2026,laprovence.com, 23/06/2026

Lire le communiqué de presse du 23 juin.

Valvosoft : une innovation française contre la sténose aortique

D’après Les Échos, Cardiawave, une entreprise française fondée par des chercheurs de l’Institut Langevin, de l’Inserm et de l’Hôpital Européen Georges-Pompidou, a lancé le déploiement commercial de son dispositif médical « Valvosoft » en France et prépare son entrée aux États-Unis. Ce dispositif traite la sténose aortique sévère sans chirurgie invasive, en utilisant des ultrasons pour fragmenter les calcifications de la valve aortique. Les essais cliniques menés sur 100 patients ont démontré l’efficacité et la sécurité de cette technologie, permettant à Cardiawave de recevoir le marquage CE nécessaire à sa commercialisation en Europe. L’entreprise, qui a levé 50 millions d’euros pour soutenir son développement, prévoit de produire une centaine de dispositifs par an et cible un marché mondial estimé à plus de 10 milliards d’euros. Cardiawave se positionne comme un acteur majeur de la deeptech française, avec des ambitions de croissance internationale.

Les Échos, 23/06/2026

En bref

Dans une interview accordée au Quotidien du Médecin, Grégoire Rey, chercheur à l’Inserm et directeur de France Cohortes, présente le projet FReSH lancé en décembre 2025 pour recenser les données de recherche en santé humaine. FReSH, soutenu par la stratégie nationale d’accélération « santé numérique », vise à « identifier une plus grande diversité d’études et à favoriser la multidisciplinarité », souligne-t-il. En suivant les principes FAIR, cet outil facilite l’accès et l’interopérabilité des données, tout en s’intégrant dans l’Espace européen des données de santé prévu pour 2027.

www.lequotidiendumedecin.fr, 19/06/2026

La Montagne annonce le lancement de trois nouveaux programmes scientifiques de grande ambition régionale (PSGAR) en Nouvelle-Aquitaine, visant à fonder les décisions publiques sur des données scientifiques. Le PSGAR Roseau porte sur la gestion de la ressource en eau, tandis que NaCrE étudie le lien entre l’exposome et les tumeurs cérébrales. « Nous avons une équipe pluridisciplinaire d’experts en épidémiologie en biologie, mais aussi en physique et en chimie », explique Lucie Brisson, chargée de mission Inserm pour l’Institut d’oncologie de Bordeaux. Le troisième programme analyse les interactions entre agriculture, biodiversité, alimentation et santé, à partir d’un territoire pilote observé depuis plusieurs décennies.

La Montagne, 23/06/2026

Dans une interview accordée à Ouest France, Alain Prochiantz, chercheur en neurobiologie et lauréat du Grand prix de l’Inserm 2011, parle des avancées de BrainEver dans le développement de molécules capables de réparer les neurones endommagés par la maladie de Charcot. Ces molécules, appelées Engrailed, ont montré des résultats prometteurs chez les souris, et des essais cliniques sur l’homme pourraient débuter en 2027. Les chercheurs espèrent que cette approche permettra de prolonger la période avant que la maladie ne devienne symptomatique, offrant ainsi un nouvel espoir pour les patients.

sante.ouest-france.fr, 22/06/2026