Vieillissement du cerveau  – virus Zika : une menace sanitaire – inauguration de l’Institut Santé des Populations en Amazonie au CHU de Guyane – syndrome du bébé secoué – colorants dans les sirops de menthe

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À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.

Vieillissement du cerveau : déclin inégal, compensations et atouts préservés

Le Monde La Vie Sens & Santé met en lumière les avancées des neurosciences montrant que le vieillissement cérébral ne se résume pas à un déclin uniforme. Si certaines régions, comme le cortex préfrontal et l’insula, sont plus précocement affectées, toutes les fonctions cognitives ne diminuent pas : certaines s’améliorent avec l’âge, notamment la régulation émotionnelle, les capacités sociales et les facultés prédictives liées à l’expérience accumulée. Le Dr Gaël Chételat, directrice de recherche à l’Inserm et coordinatrice du programme européen Silver Santé Study sur le « bienvieillir », souligne que « l’information a bien été stockée, puisque l’hippocampe, qui joue un rôle important dans son encodage, ne se dégrade pas en premier ; mais la personne a du mal à la retrouver ». Le vieillissement s’accompagne ainsi de mécanismes de compensation et d’adaptation cérébrale, permettant de maintenir des performances malgré des altérations structurelles. Dans un entretien associé, la chercheuse évoque également les effets de la méditation, qui peut favoriser un « bienvieillir » en améliorant la régulation de l’attention et des émotions et en contribuant à préserver certaines structures cérébrales sensibles au vieillissement. Elle rappelle toutefois que, si des effets positifs sont suggérés, notamment même en cas de pratique tardive, les résultats restent encore partiellement contradictoires et nécessitent des études de long terme.

Le Monde La Vie Sens & Santé, 16/06/2026

Zika : une menace sanitaire sous-estimée

Selon Le Parisien, le virus Zika, transmis par le moustique-tigre, est considéré comme une menace sanitaire moins connue mais potentiellement plus dangereuse que d’autres maladies comme la dengue et le chikungunya. Le virologue Yannick Simonin souligne que le virus Zika est particulièrement préoccupant en raison de sa méconnaissance et de sa capacité à causer des complications graves, notamment chez les femmes enceintes. En 2025 et 2026, plusieurs cas de Zika ont été importés en France, principalement par des voyageurs revenant d’Indonésie, ce qui a conduit les autorités sanitaires à recommander une vigilance accrue. Le virus Zika peut être transmis par des moustiques infectés ainsi que par voie sexuelle, et il présente des symptômes similaires à la grippe, avec des spécificités comme la conjonctivite. Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) et l’Institut Pasteur mettent en garde les femmes enceintes ou envisageant une grossesse de prendre des précautions particulières, notamment en évitant les voyages dans les zones affectées.

Le Parisien, 17/06/2026

En bref

Guyane La 1ère évoque l’inauguration, le 16 juin 2026, de l’Institut Santé des Populations en Amazonie au CHU de Guyane sur le site de Cayenne. Cet événement intervient un peu plus d’un an après sa création par l’Inserm en février 2025. L’institut se penche sur la recherche en santé amazonienne, incluant les maladies infectieuses, la santé mentale et les inégalités sociales. Il rassemble 45 chercheurs et vise à attirer des talents, renforçant ainsi l’attractivité du CHU de Guyane.

Guyane La 1ère, 16/06/2026

TF1 Info clarifie une rumeur circulant sur les réseaux sociaux selon laquelle boire de l’eau au réveil serait dangereux. Des vidéos, souvent générées par intelligence artificielle, prétendent que cela introduit une armée de bactéries dans l’intestin, causant divers maux. Eric Oswald, professeur de bactériologie et directeur adjoint de l’Institut de recherche en santé digestive de l’Inserm, réfute ces allégations en expliquant que « l’estomac est très acide et détruit la plupart des bactéries avant qu’elles atteignent l’intestin ». Ces vidéos servent souvent à promouvoir des produits alternatifs comme des smoothies ou gommes de kombucha, sans fondement scientifique.

Tf1info.fr, 16/06/2026

Le Quotidien du Médecin met en évidence une étude menée par l’AP-HP, l’Inserm et l’Université Paris Cité, qui remet en question l’idée que les pleurs persistants sont le principal facteur du syndrome du bébé secoué. Cette recherche, publiée dans la revue Child Abuse & Neglect, révèle que d’autres facteurs, tels que le stress intense, le manque d’empathie et les antécédents traumatiques de l’adulte, jouent un rôle significatif. L’étude souligne la nécessité de réviser les campagnes de prévention pour inclure des aspects liés à l’état psychologique des adultes et la qualité de leur relation avec le nourrisson.

www.lequotidiendumedecin.fr, 16/06/2026

RMC discute des dangers des sirops de menthe, en mettant en avant une étude de l’application Yuka qui critique leur composition. Le média indique que selon plusieurs études, dont une de l’Inserm, les sirops contiennent souvent le colorant bleu brillant FCF, suspecté d’être cytotoxique et de favoriser l’hyperactivité chez les enfants. L’Inserm souligne que les cocktails d’additifs, présents dans de nombreux produits consommés par les enfants, peuvent être dangereux, ce qui incite à privilégier des sirops sans colorants et sans sirop de glucose-fructose.

RMC, 16/06/2026