À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.
Hantavirus : une vigilance sanitaire renforcée en France
Le Figaro, L’Humanité, BFM TV, L’Est Républicain et Le Télégramme abordent la récente alerte sanitaire liée à l’hantavirus des Andes. Le Figaro rapporte qu’une Française a contracté ce virus, capable de transmission interhumaine, déclenchant des mesures strictes de quarantaine. « La souche retrouvée chez ce patient est de la même lignée que celle connue des rongeurs sauvages d’Argentine et du Chili. À ce jour, cela permet de voir qu’il n’y a pas eu de mutation qui suggérerait une adaptation particulière à l’humain », explique Éric d’Ortenzio, médecin et épidémiologiste à l’ANRS MIE (Inserm). L’Humanité souligne les précautions prises pour éviter une épidémie. « La contagiosité n’est en théorie pas élevée », selon Hervé Raoul, directeur de recherche à l’Inserm et directeur adjoint de l’ANRS MIE. Le média appelle à une vigilance maximale. Vincent Ronin, infectiologue à l’ANRS MIE, rappelle d’ailleurs qu’il n’existe pas de vaccin a l’efficacité « avérée sur l’ensemble des hantavirus ». L’Est Républicain décrit les symptômes de l’infection, similaires à ceux de la grippe, ainsi qu’une mortalité élevée. Le Télégramme insiste sur la rigueur des protocoles sanitaires pour éviter la propagation du virus. L’Inserm relève que la période de transmission virale la plus à risque se situe surtout à l’apparition des premiers symptômes. BFM TV met en lumière la gestion gouvernementale de la crise, avec des réunions de coordination régulières pour éviter une situation similaire à la pandémie de Covid-19.
Le Figaro, 12/05/2026 ; L’Humanité, 11/05/2026 ; BFM TV, 11/05/2026 ; L’Humanité, 10/05/2026 ; L’Est Républicain, 12/05/2026 ; Le Télégramme, 12/05/2026
Une thérapie par ultrasons contre la dépression
Les Échos présentent la start-up Sonomind et sa technologie innovante pour traiter la dépression résistante par ultrasons. Fondée en septembre 2025, Sonomind a levé 20 millions d’euros pour viser une mise sur le marché d’ici 2029. L’entreprise cible la dépression, une pathologie qui affecte « au moins 30% » des patients, comme le chiffrent les données de l’Inserm. Cette avancée technologique est le fruit de vingt-cinq ans de recherche menée par l’Institut physique pour la médecine (Inserm, ESPCI Paris – PSL, CNRS). Le cofondateur de Sonomind, Jérémy Bercoff, explicite la démarche : « On a tout fait pour rendre le système simple, abordable et confortable pour le patient », tout en précisant qu’il est « trop tôt » pour donner un prix. Il souligne que la priorité est mise sur la dépression persistante, « car le besoin est énorme et c’est un point de tension majeur identifié par les médecins ». Nicolas Foessel, directeur général de Critical Path Venture, l’un des investisseurs, livre son avis : « Sonomind illustre ce que les deeptechs françaises font de mieux : transformer des décennies de recherche fondamentale en solutions concrètes pour les patients. » L’innovation a été récompensée par le prix Marcel-Dassault en 2025 et le prix medtech début avril 2026.
Les Échos, 12/05/2026
En bref
Le Monde aborde la problématique de l’asthme en France, une maladie souvent banalisée malgré ses conséquences graves, avec entre 700 et 1 000 décès annuels. L’article souligne que ces décès pourraient être évités grâce aux traitements disponibles, notamment les corticoïdes inhalés, et mentionne les avancées en biothérapies pour les cas sévères. Selon l’Inserm, l’asthme touche 4 millions de personnes en France, et des efforts de sensibilisation sont nécessaires pour améliorer l’adhésion au traitement de fond et limiter les facteurs environnementaux aggravants.
www.lemonde.fr, 11/05/2026
Selon Var-Matin, une équipe de recherche de l’Université Paris Cité, de l’Inserm et de l’AP-HP coordonnée par le Pr. David Smadja, a découvert un mécanisme clé qui explique la compatibilité des bioprothèses valvulaires cardiaques avec le sang et leur résistance à la calcification. Cette découverte, centrée sur le processus de régénération endothéliale, pourrait mener au développement de bioprothèses plus durables et mieux tolérées. L’étude, initialement menée sur des cœurs artificiels explantés, a montré que l’endothélialisation progressive des bioprothèses empêche la coagulation et inhibe la calcification, ouvrant la voie à des avancées significatives dans le domaine des prothèses cardiaques.
Var-Matin, 10/05/2026
Lire le communiqué de presse du 23 mars 2026.
La Provence précise que Genomnis,fondée en 2017 à Marseille, s’affirme comme un acteur clé dans la génomique médicale en transformant des outils de recherche en solutions industrielles. L’entreprise, née d’une alliance entre le Pr Christophe Béroud et son oncle Pierre Béroud, collabore avec l’Université d’Aix-Marseille et l’Inserm pour professionnaliser ses logiciels. Spécialisée dans l’interprétation des données génomiques, Genomnis propose des outils innovants pour le diagnostic et la thérapie, tout en restant agile et autofinancée.
La Provence, 12/05/2026