À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.
Exposome : un réseau de laboratoires européens cartographie les contaminants
Le Monde rapporte que des chercheurs européens se sont réunis pour créer un réseau de laboratoires destiné à recenser les contaminants chimiques présents dans le corps humain. Cette initiative, annoncée le 18 mars 2026 dans la revue Nature Medicine, vise à dépasser les limites méthodologiques actuelles, comme l’explique Arthur David, de l’Institut de recherche en santé, environnement et travail (Irset) de Rennes. En France, le projet est soutenu par France Exposome, dirigé par Michel Samson (Inserm). La structure collabore avec 19 autres laboratoires européens, chacun apportant une expertise spécifique, afin d’identifier des contaminants tels que les métaux, les pesticides ou les plastifiants. Rémy Slama, épidémiologiste environnemental à l’École normale supérieure de Paris (Inserm), non signataire de l’article, souligne le décalage entre la mise sur le marché de nouvelles molécules et leur détection. De son côté, Robert Barouki, médecin biochimiste et directeur de l’Institut thématique Santé publique de l’Inserm, insiste sur l’importance de facteurs comme le métabolisme et le mode de vie dans l’exposition aux substances chimiques. Les premières analyses indiquent que les pesticides sont les plus représentés. Le réseau ambitionne ainsi de dresser un état des lieux des expositions chimiques afin d’alimenter les futures études cliniques et toxicologiques. Rémy Slama rappelle enfin la nécessité d’évaluer, sur le long terme, les effets des substances identifiées chez l’humain.
Le Monde, 03 – 04/05/2026
Le STEOM, un « stérilet pour homme » en développement
Le Point présente le développement du STEOM, le premier « stérilet pour homme », conçu par une équipe lilloise afin de diversifier l’offre de contraception. L’idée est née en 2021 de l’andrologue Julie Prasivoravong. Ce projet répond à un double constat : une multiplication par quinze des vasectomies entre 2010 et 2022, selon un rapport d’étude d’EPI-PHARE, et 251 270 IVG en France en 2024, soit une augmentation de 7 000 par rapport à 2023, d’après les données du service des statistiques publiques. Le projet a convaincu Jessica Schiro, docteure en biomécanique et chargée de mission recherche au CIC-IT de l’Inserm. Elle observe : « Rien n’existait, il y avait tout à faire ». Elle explique également que « c’est vraiment le pendant du stérilet féminin, le mode de fonctionnement est le même ». S’appuyant sur une étude de 350 répondants, Jessica Schiro anticipe : « Nous allons toucher des couples installés qui ont déjà eu des enfants ou qui n’en veulent plus ; des hommes jeunes qui veulent partager la charge contraceptive avec leur compagne ». Pour elle, « les pratiques sexuelles ou contraceptives changent ; les hommes s’intéressent de plus en plus à ces questions-là. Ça ne parlera pas forcément à tout le monde, mais il nous semble important de diversifier l’offre pour que chacun puisse trouver la solution qui lui corresponde ».
lepoint.fr, 02/05/2026
En bref
L’Express aborde l’impact des traitements contre l’obésité, notamment les GLP‑1, sur la réduction de la consommation d’alcool. Ces traitements, initialement destinés à aider à la perte de poids, semblent également réduire l’envie de boire chez les patients, un phénomène confirmé par une étude publiée dans The Lancet. Mickael Naassila, directeur de recherche à l’Inserm et spécialiste des conduites addictives, décrit cette découverte comme « un signal très positif et très prometteur », bien qu’il souligne les nombreuses interrogations restantes.
www.lexpress.fr, 01/05/2026
RFI explore la recherche de l’équipe DreamTeam de l’Institut du Cerveau, qui a démontré que les rêves ne sont pas exclusifs au sommeil mais existent aussi à l’état d’éveil. Delphine Oudiette, chercheuse à l’Inserm et coresponsable de l’équipe DreamTeam, explique que ces états oniriques forment un continuum entre veille et sommeil, incluant des états intermédiaires comme le vagabondage mental. Les chercheurs ont étudié ces états en utilisant un dispositif inspiré de l’inventeur américain Thomas Edison, révélant quatre états mentaux distincts pendant l’éveil et le sommeil. Cela pourrait éclairer certains troubles du sommeil, comme les insomnies paradoxales
RFI, 03/05/2026
Le Télégramme révèle une étude novatrice sur l’arthrose, dirigée par le laboratoire RMeS de Nantes, en collaboration avec l’Inserm. Cette recherche exploite des données de chiens-patients, illustrant les similitudes inflammatoires entre l’homme et l’animal. « Nos recherches offrent un espoir de traitement. », souligne le Pr Jérôme Guicheux, directeur de recherche à l’Inserm et de l’unité Médecine régénératrice et squelette (RMeS). L’étude, impliquant des experts vétérinaires et médicaux, vise à développer des stratégies thérapeutiques ciblées, promettant des avancées pour les chiens et potentiellement pour les humains.
Le Télégramme, 03/05/2026 (3)