À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.
Redressement budgétaire : 30 milliards d’euros d’économies d’ici 2026
Les Échos détaillent le plan de redressement budgétaire annoncé par le Premier ministre François Bayrou le 15 juillet. Ce plan inclut des mesures significatives pour réduire les dépenses publiques, notamment en ne remplaçant qu’un fonctionnaire sur trois partant à la retraite d’ici 2027. L’objectif est de contenir les dépenses publiques à 1 724 milliards d’euros en 2026, ce qui représente un effort d’économies de 30 milliards d’euros par rapport aux projections initiales. L’État et ses opérateurs contribueront à hauteur de 10 milliards d’euros à ces économies, avec un gel en valeur des crédits de l’État, à l’exception des dépenses de défense qui verront une augmentation. Le plan prévoit également une réduction de 3 000 emplois publics en 2026, ainsi qu’une réorganisation des agences et opérateurs pour générer des économies supplémentaires. La masse salariale de la fonction publique sera modérée, sans revalorisation générale des salaires, bien que les règles d’avancement de carrière soient maintenues. Enfin, une réforme de la gestion du patrimoine immobilier de l’État est envisagée. L’ensemble de ces mesures vise à ramener le déficit public à 3% du PIB dans les prochaines années, a précisé la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin.
Les Échos, 16/07/2025
En bref
Dans une interview accordée au Figaro Santé, le Pr Grégory Ninot, professeur à l’université de Montpellier et directeur adjoint à l’Inserm, présente la Non-Pharmacological Intervention Society (NPIS) qu’il a fondée en 2021. Face à l’absence de cadre d’évaluation pour les interventions non médicamenteuses (INM), la NPIS a créé une plateforme en ligne pour référencer des pratiques validées par des experts. Ces INM sont définies comme des protocoles personnalisés, non invasifs et efficaces, encadrés par des professionnels. Actuellement, 11 fiches INM sont disponibles, avec une cinquantaine en cours d’instruction, visant à améliorer la qualité des soins.
Le Figaro Santé, 07 – 09/2025
Sud Radio s’intéresse à Cardiawave, une entreprise française qui développe un dispositif médical non invasif utilisant les ultrasons pour traiter la sténose aortique, un rétrécissement valvulaire touchant une personne sur huit après 75 ans. Le Professeur Emmanuel Messas et le physicien Mathieu Pernot, co-fondateurs, ont imaginé cette révolution pour éviter la chirurgie lourde. Leur recherche s’appuie sur des avancées issues notamment de l’Inserm, de l’ESPCI, de l’AP-HP et du CNRS. Le dispositif permet de ramollir la valve avec des impulsions ultrasonores précises, offrant un espoir aux patients âgés atteints de polymorbidité.
Sud Radio, 15/07/2025
Pour en savoir plus, lire le communiqué de presse du 24/11/2023.
Le Figaro Santé explore les solutions non médicamenteuses pour traiter l’anxiété, mettant en avant l’efficacité des thérapies cognitivo-comportementales (TCC) et des techniques de respiration. L’anxiété, bien qu’utile comme signal d’alarme, peut devenir problématique lorsqu’elle persiste sans raison apparente, nécessitant alors une prise en charge adaptée. L’Inserm précise qu’une personne sur cinq sera touchée par un trouble anxieux au cours de sa vie. Les TCC, la méditation, et l’activité physique sont recommandées pour modérer les symptômes, bien que l’accès à ces thérapies puisse être limité.
Le Figaro Santé, 07 au 09/2025
Le Monde informe qu’une vaste collection d’images radiologiques du corps humain a été réalisée grâce à la cohorte britannique UK Biobank, impliquant 100 000 participants depuis 2015. Une deuxième phase du projet a débuté en 2022, visant à refaire les examens sur 60 000 volontaires d’ici 2029. Cette base de données, la plus importante au monde, permet d’étudier l’influence des modes de vie sur la santé en combinant des données cliniques, génétiques et sanguines. L’objectif est d’améliorer la détection et la surveillance de maladies, et les images anonymisées seront accessibles à la communauté scientifique d’ici fin 2025.
Le Monde, 16/07/2025
Le Monde dresse un tableau alarmant de la situation des centres médico-psychologiques (CMP) en France, débordés et confrontés à un manque de professionnels, notamment de pédopsychiatres. Le gouvernement a déclaré la santé mentale grande cause nationale pour 2025, mais les CMP continuent de fermer, en particulier en dehors des grands centres urbains. Les listes d’attente pour les consultations s’allongent, atteignant parfois un à deux ans. Malgré une stabilisation des effectifs en 2023, les CMP ne peuvent désormais accueillir que les cas les plus graves, laissant à d’autres dispositifs de première ligne le soin de pallier ces lacunes.
Le Monde, 16/07/2025