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Science ouverte

Dès 2003, l’Inserm s’est engagé à soutenir la science ouverte, en signant la Déclaration de Berlin sur le libre accès à la connaissance en sciences exactes, sciences de la vie, sciences humaines et sociales. Depuis, la mise à disposition, pour l’ensemble de la société, des productions scientifiques issues de recherches financées sur fonds publics est devenue l’une des priorités du Plan stratégique 2025 de l’Institut.

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Pourquoi diffuser ses résultats en libre accès ?

Augmenter la visibilité de ses travaux

Diffuser les résultats de ses travaux en libres accès augmente leur visibilité. Par voie de conséquence cette pratique accroît leur citation, et donc la notoriété des auteurs.

Améliorer l’efficacité de la recherche

Plus largement, la science ouverte démocratise l’accès aux savoirs et améliore la qualité des recherches en permettant une science plus cumulative, plus fortement étayée par des données et plus transparente. Elle augmente l’efficacité de la recherche en réduisant les efforts de collecte, de transfert et de réutilisation du matériel scientifique. 

Respecter des obligations contractuelles

Par ailleurs, la mise à disposition des résultats de recherche en libre accès devient de plus en plus souvent une obligation contractuelle :

  • La Commission européenne exige que tout article financé sur fonds européens soit en accès libre (dans le cadre d’Horizon Europe et des programmes de l’ERC).
  • Le Plan S (septembre 2018), initiative soutenue par un consortium international de bailleurs de fonds de la recherche, dont l’ANR, exige que les publications scientifiques issues de la recherche financée par des subventions publiques soient publiées dans des revues ou des plateformes en libre accès sans embargo et tout en conservant les droits, à partir de 2021.
  • En France, le Plan national pour la science ouverte (juillet 2018) et son second volet (juillet 2021) prévoient également une obligation de diffusion en accès ouvert des articles et ouvrages issus des recherches financées par appel à projets sur fonds publics.

Quid des données ?

Dans le contexte du Plan national pour la science ouverte, l’ANR et d’autres agences de financement (Déclaration conjointe en faveur de la science ouverte d’agences françaises de financement de la recherche) imposent un plan de gestion de données (PGD ou DMP) dans les projets financés à partir de 2020. Les agences recommandent l’utilisation des services développés par l’Inist-CNRS sur le portail OPIDoR où se trouve, notamment le modèle de PGD/DPM de l’Inserm, ainsi que des DMPs rendus publics.

Libre accès, quelles sont les options ?

Déposer dans une archive ouverte (Green Open Access)

Pour l’utilisateur, les archives ouvertes constituent une solution entièrement gratuite d’archivage et d’accès à des contenus scientifiques. En France, HAL (pour Hyper Article en Ligne) est la plateforme nationale pluridisciplinaire d’archive ouverte, proposant notamment des portails dédiés à chacun des établissements qui ont rejoint cette initiative. 

Les membres des laboratoires Inserm sont fortement incités à déposer leurs publications dans HAL, via HAL-Inserm ou autre portail de leur choix. Ceci concerne les publications dans des revues sous abonnement mais aussi en Open Access. A savoir que le dépôt en archive ouverte est exigé par la majorité des financeurs dont l’ANR. 

Cession des droits à un éditeur et dépôt sur une archive ouverte : quand peut-on déposer ?

L’article 30 de la loi pour une République numérique, entrée en vigueur le 9 octobre 2016, simplifie le droit de dépôt dans une archive ouverte : la version auteur (manuscrit auteur accepté [MAA]) des publications financées au moins pour moitié sur fonds publics peut être rendue librement accessible après (au plus tard) 6 mois dans les disciplines des sciences techniques et médicales (STM) et de 12 mois dans celles des sciences humaines et sociales (SHS) et ce, quels que soient les contrats de cession des droits signés avec les éditeurs.

A consulter aussi : Politiques des éditeurs en matière de droits d’auteur et d’auto-archivage sur le site SHERPA/RoMEO

Publier dans des revues Gold Open Access

Les revues « Gold » fonctionnent sur le principe de l’auteur payeur : ce dernier paye les frais liés à la publication de son article (Article processing charges ou APC) qui sera immédiatement et gratuitement accessible aux lecteurs. Le modèle Gold permet en outre de conserver ses droits d’auteur, avec en général un contrat de licence de type Creative Commons

Revues Gold Open Access : Qui paye les frais de publication ?

Lorsqu’une publication est acceptée, l’auteur correspondant est responsable de l’acquittement des frais de publications Open Access (APC). Ces frais sont des coûts éligibles dans les contrats de recherche sur appel à projet. 

Certains éditeurs Open Access proposent des adhésions aux institutions. Ainsi, l’Inserm adhère à un programme de BioMed Central offrant aux auteurs correspondants Inserm une réduction de 15% sur les frais de publication dans l’ensemble des revues BioMed Central et Springer Open.

Pour en savoir plus et obtenir les informations pour bénéficier de cette réduction :

Pour en savoir plus sur le modèle Gold Open Access :

Déposer dans une archive de prépublication (preprints)

Une autre option consiste à déposer son manuscrit non publié sur un serveur de prépublication, librement accessible et généralement ouvert aux commentaires. Ce dépôt peut être réalisé en amont d’une soumission à une revue scientifique : de plus en plus de revues acceptent ce principe (voir sur SHERPA/RoMEO). Cette option accélère la visibilité des travaux et, grâce aux commentaires, voire une relecture critique, peut améliorer le manuscrit et faciliter son acceptation pour publication dans un journal « classique ».

Preprint et dépôt de brevet

Une prépublication peut créer une antériorité et empêcher la protection de votre recherche : pensez à sécuriser votre démarche avant de diffuser votre manuscrit ! 

La science ouverte à l’Inserm

Comment les chercheurs de l’Inserm contribuent-ils au mouvement pour la science ouverte ?

La part des publications Inserm librement accessibles ne cesse de progresser et a représenté en 2020 57% du total. La même année, 30% d’articles ont été publiés directement en accès ouvert « Gold » et 9% dans des journaux « hybrides », en choisissant et payant l’option accès ouvert (à noter que cette option payante dans un journal « hybride » est déconseillée par l’Inserm).

Combien coûtent les publications scientifiques ? 

Le département de l’Information scientifique et technique de l’Inserm en collaboration avec le réseau Couperin ont conduit une étude qui a permis une analyse détaillée des dépenses de l’Institut liées à l’Open Access et aux autres frais de publication de 2015 à 2020. La progression des dépenses en APC a été rapide, quasiment doublant entre 2015 et 2020, pour atteindre une somme de plus de 1.8 million € cette dernière année. En revanche, sur la même période, les autres frais de publication (frais de page, illustrations couleurs) ont baissé et représentent environ 400 K € en 2020.

Les chercheurs Inserm, de plus en plus nombreux à déposer dans BioRxiv

Les chercheurs Inserm se sont rapidement appropriés le système de preprints. Ainsi, 1100 preprints ont été déposés sur la plateforme bioRxiv en 2020 contre 269 trois ans auparavant. La progression est très marquée aussi sur medRxiv fondée plus récemment en 2019.

Des questions ?

Pour toutes questions concernant l’Open Access à l’Inserm et la politique de l’Institut dans ce domaine :

Pour aller plus loin

Les textes fondateurs

Autres ressources