Les aliments ultra-transformés liés à de multiples maladies – santé sexuelle des jeunes – hypersomnie – sensibiliser les femmes enceintes aux perturbateurs endocriniens

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À ce jour, la synthèse de presse de l’Inserm est réalisée à partir de la lecture de l’ensemble de la presse quotidienne nationale et régionale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels grand public et de la presse spécialisée, ainsi que des retombées radio-télévision. Une « synthèse de presse » n’est qu’un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l’Inserm.

Les aliments ultra-transformés liés à de multiples maladies

Le Monde, Europe 1, France Inter, et Femme Actuelle présentent une étude publiée ce 19 novembre 2025 en série de trois articles dans la revue The Lancet, qui met en lumière la nocivité des aliments ultra-transformés (AUT). Cette étude, menée par une équipe de chercheurs internationaux, souligne l’association de ces aliments avec des problèmes de santé tels que l’obésité, le diabète et les maladies cardiovasculaires. « Nous avons identifié 104 publications qui comparent l’apparition de maladies chez ceux qui consomment le plus d’AUT par rapport à ceux qui en consomment le moins », explique Mathilde Touvier, directrice de l’équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle à l’Inserm et coauteure de l’étude. Elle précise que « parmi ces travaux, quatre-vingt-douze indiquent une association entre la consommation d’AUT et le risque de maladie ». Face à cette situation, les chercheurs recommandent des mesures telles qu’un étiquetage renforcé, la restriction de la publicité et l’interdiction de ces produits dans les écoles et les hôpitaux. Mélissa Mialon, chercheuse à l’Inserm et coauteure de la troisième synthèse, détaille la diversité des moyens d’action de l’industrie agroalimentaire : « Financement de groupes-écrans, de partis ou de personnalités politiques, soutien massif à des recherches de diversion, lancement d’actions en justice pour s’opposer à des réglementations, intimidation de chercheurs ou de journalistes, ou encore marketing destiné à faire passer ces industriels pour des firmes soucieuses de la santé publique, par exemple grâce à la promotion des valeurs liées au sport. »

lemonde​.fr, 19/11/2025, France Inter, 19/11/2025, europe1​.fr, 19/11/2025 ; femmeactuelle​.fr, 19/11/2025

Lire le communiqué de presse du 19/11/2025

Santé sexuelle des jeunes : entre diversité et risques accrus

Dans une interview accordée à France Culture, Fabienne El-Khoury, chercheuse en épidémiologie sociale à l’Inserm, et Lucile André, rédactrice en chef adjointe du magazine de l’Inserm, abordent les évolutions de la sexualité des jeunes Français. Elles révèlent que l’âge d’entrée dans la vie sexuelle recule, contrairement aux idées reçues, et que les jeunes ont accès à une plus grande diversité d’orientations et d’identifications sexuelles. Cependant, elles soulignent une dégradation de la santé sexuelle, avec une augmentation des infections sexuellement transmissibles. La discussion aborde également la méthodologie des enquêtes sur la sexualité, la banalisation de la pornographie et ses effets sur les perceptions des jeunes. Le programme ÉVAR, qui vise à éduquer les jeunes sur la vie affective et sexuelle, est mentionné comme un outil clé pour lutter contre les stéréotypes sexistes et promouvoir le consentement, bien que son application soit encore limitée par un manque de formation et de ressources.

France Culture, 18/11/2025 ; France Culture, 18/11/2025 

En bref

Nord Éclair s’intéresse à l’hypersomnie idiopathique, un trouble du sommeil méconnu qui entraîne une somnolence excessive diurne et un sommeil prolongé la nuit, souvent supérieur à 9 heures. Contrairement à la narcolepsie, les phases d’endormissement sont plus longues. Ce trouble, sous-diagnostiqué, touche principalement les femmes, les adolescents, les jeunes adultes et les personnes âgées. Les causes restent floues, mais l’Inserm évoque une prédisposition familiale dans 75% des cas. Plusieurs traitements sont en cours de développement, incluant parfois des médicaments utilisés contre la narcolepsie.

Nord Éclair, 19/11/2025

Le Dauphiné Libéré rapporte que depuis novembre 2022, Strasbourg propose une « Ordonnance verte » pour sensibiliser les femmes enceintes aux perturbateurs endocriniens. Le 11 octobre 2025, un atelier organisé à la médiathèque a réuni des participantes pour les former sur ces substances nocives. Ce dispositif, incluant des formations et la distribution gratuite de paniers de légumes bio, a déjà bénéficié à plus de 2 400 femmes. Une étude, menée par le CHU de Strasbourg et Inserm Grenoble, en collaboration avec l’EHESP de Rennes et l’Unistra, évalue son impact, avec des résultats attendus pour 2027. Ce concept s’étend désormais à d’autres villes françaises.

Le Dauphiné Libéré, 19/11/2025